Pour Laurent Berger à présent ce n'est plus les 64 ans qui sont la priorité MAIS l'apaisement
Sur France Inter ce matin Laurent Berger :
D'abord un flou demeure sur ce que sa parole engage : parle-t-il au seul nom de la CFDT ou de l'intersysndicale dans son ensemble ?
D'autant que se révèle des contacts téléphoniques avec le pouvoir macronien par l'entremise d'Alexis Kohler sans que leur contenu en soit révélé.
Mais venons en à l'essentiel de la proposition de Laurent Berger dans le détail, le diable s'y réfugiant :
Laurent Berger :
Il faut une voie de sortie, un apaisement
Léa Salamé :
Vous ne demandez plus le retrait ?
Laurent Berger :
Je fais le pari de l'intelligence collective
Je fais le pari du compromis social
Si on est capable de mettre de côté cette réforme et de dire on rediscute du travail.
Il y a eu des assises du travail et des conclusions plutôt intéressantes sont en train de s'élaborer et on rediscute de l'équilibre du système de retraite mais pas avec cette vision dogmatique ..
Les notes de France Inter
Il assure avoir eu des échanges téléphoniques avec l'exécutif comme les autre responsables syndicaux. "Il faut prendre un mois, un mois et demi pour demander à une, deux ou trois personnes de la médiation, de la conciliation pour demander 'vous voulez quoi sur le travail'", propose Laurent Berger.
"On dit les 64 ans ça ne s'appliquera pas et on fait de la médiation et ensuite on se met autour de la table autour de la question du travail, des retraites sur quoi il peut y avoir ou pas un compromis social".
Un "processus de médiation" avec "un geste fort à mettre sur pause l'article 7" sur la retraite à 64 ans.
"On privilégie une voie de discussion" avec "une séquence avec deux trois personnes qui vont voir les personnes et leur demande ce qu'elles veulent".
C'est, selon lui, la seule "voie de sortie". "Ce que propose l'intersyndicale aujourd'hui c'est un geste d'apaisement, il faut la saisir", dit Laurent Berger. Il appelle à "prendre le temps de temporiser
DONC si on comprend bien le processus à mettre en place consiste à mettre sur le bouton pause les 64 ans, à entrer dans un processus de discussion (ce que proposent d'ailleurs Macron et Borne) sur le travail ...
en soustrayant les discussions de la pression et du poids des travailleurs en lutte
et donc en cas d'échec desdites discussions face à un pouvoir libéré de l'intervention populaire de lui laisser la possibilité de revenir aux 64 ans en sauvant la face (il est resté droit dans ses bottes) et en continuant tranquillement d'appliquer sa feuille de route réactionnaire de bout en bout sur toutes les questions sociales.
Comme à l'international d'ailleurs.
On verra donc bien la réaction du pouvoir à la main tendue de Laurent Berger pour un apaisement.
MAIS du côté du mouvement social et des travailleurs la plus grande vigilance et la plus grande détermination demeurent un impératif.
D'autant que par ailleurs où tout est fait pour présenter les manifestations comme dangereuses les blackblocs constituant d'utiles auxiliaires afin d'en écarter le plus de monde possible et d'essayer de rassembler le parti de l'ordre.