Confédération Européenne des Syndicats (CES) et Confédération Syndicale Internationle au service de la régression sociale
Ces deux structures peuvent toujours nous envoyer des motions de soutien mais cela ne modifie par le cours de leur orientation en dépendance de l'Union européenne (qui finance) et des multinationales :
C'est notre camarade Arsène qui nous fait part de ses réflexions :
Sur le dernier tract de l’intersyndicale relatant la mobilisation du 1er mai, il est signalé la participation à celle-ci de Esther Lynch, secrétaire générale de la CES (Confédération européenne des syndicats) et Luc Triangle, secrétaire général de la CSI (Confédération syndicale internationale).
Ci-joint une interview d’Ester Lynch paru le 2 mai dans le Républicain Lorrain. Elle se félicite qu’en Irlande la retraite à 67 ans a été établie grâce au dialogue social ! Bravo ! Donc avec un bon dialogue social, on peut tranquillement passer à 70 ans.
Et elle signale que ce n’est nullement l’Union européenne qui est responsable du recul de l’âge de la retraite. En effet, que faut-il attendre de plus de cette CES créée et financée par l’UE, qui joue parfaitement son rôle de division et de trahison des luttes. Elle est l’appendice de l’UE pour casser le syndicalisme de lutte, et laisser les mains libres au grand patronat européen. Elle freine de tout son poids à Bruxelles afin que l’Europe des luttes ne se développe pas.
Un petit rappel à la secrétaire générale de la CES :
Thierry Breton, commissaire européen a affirmé le 9 décembre 2019 : « la commission européenne juge nécessaire toutes les réformes qu’il faut mener sur l’ensemble du continent, et notamment celle des retraites… ; la France doit instituer un régime unique de retraite pour faire 5 milliards d’économie… » Et le Conseil de l’UE avait recommandé à la France, le 12 juillet 2022, de réformer le système de pensions.
Lors du sommet européen à Barcelone le 22 mars 2002, Chirac, Jospin, Blair et Schröder ont signé avec le même stylo le recul de l’âge de la retraite de 5 ans.
L’ancien président du SPD Sigmar Gabriel et Siegfried Russwurm, président de la fédération allemande de l’industrie revendiquent de porter la retraite à 70 ans. Oui travailler jusqu’au tombeau c’est l’objectif de leur « belle Union européenne » et ses « valeurs ».
Et il faut noter, comme l’ont signalé le commissaire européen Paolo Gentiloni, chargé de l’économie, ainsi que Christine Lagarde, présidente de la BCE, qu’en échange de fonds européens, il faut que les Etats appliquent les réformes exigées concernant les retraites, protection sociale, marché du travail… Oui, les Etats européens auront des fonds européens à condition qu’ils détruisent nos systèmes de retraite, l’assurance chômage, la Sécu, nos services publics… Il est à déplorer que ni les directions syndicales, ni les partis politiques se réclamant de « gauche » ne remettent en cause cette UE (avec laquelle il faut rompre), créée par et pour les capitalistes dont le but est la démolition de toutes nos conquêtes sociales. Ils croient toujours à la fable d’une Europe sociale qui est impossible dans le cadre des traités dictatoriaux de Maastricht.
Un mot sur la philosophie de la CSI. Déclaration d’un ex-secrétaire général de la CSI, Guy Ryder, (Commandeur de l’ordre de l’empire britannique !!!) : « Les multinationales sont un moteur essentiel de la mondialisation ». On croit rêver ! Alors que les multinationales sont des prédateurs, des fraudeurs, des tricheurs, des criminels, qui pullulent dans les paradis fiscaux, qui s’approprient les richesses des autres, exploitent les travailleurs, pillent les richesses naturelles... Il avait ajouté : « On ne peut pas empêcher les délocalisations mais il faut les rendre acceptable. » Honteux ! Pas une fois dans les statuts de la CSI n’est évoqué le capitalisme en tant que rapport social fondé sur l’exploitation de l’homme par l’homme, encore moins condamné.
A faire circuler si vous le jugez nécessaire.
Amicalement.
Arsène