UKRAINE : Volhynie 1943
Envoi de Bruno Drweski
Cokol zniszczonego przez reżim bylego pomnika marszałka Koniewa, oswobodziciela Krakowa : Farbowanie państwowe ...odreagowanie ludowe !
C'était l'emplacement du monument en l'honneur du maréchal Koniev, le libérateur de Cracovie en 1945. Le monument a été détruit par le pouvoir anticommuniste après 1989 mais sa base en beton est restée le long de l'ancienne allée Koniev. En mars 2022, il fut décidé de le peindre avec les couleurs ukrainiennes. Mais, une nuit, des habitants ont rajouté l'inscription "Volhynie 1943" pour rappeler les massacres de paysans polonais par les nazis ukrainiens... : Volhynie 1943 :
Récit :
"Pour commencer, ils ont attaché mon père étroitement à une jument. Puis celui qui tenait les cheveux de mon frère lui a soudain tranché la gorge avec un couteau et l'a poussé à terre. Il s'est mis à se débattre comme ça et à faire couler le sang....
Ma mère a éclaté en sanglots et a voulu courir vers lui, mais celui qui était armé lui a tiré une balle dans la tête et elle est tombée. Puis la sœur aînée, qui était enceinte, s'est évanouie et est tombée par terre. Ensuite, celui qui avait un couteau a tranché la gorge de ma sœur aînée.
J'ai fermé les yeux pour ne pas voir.
Puis l'un d'eux a apporté une scie et a commencé à scier mon père avec. Je n'ai pas pu regarder. Tout ce que j'entendais, c'était ses cris terribles, terribles. Puis il a gémi et s'est déchaîné.
Puis il s'est arrêté. Ils riaient et criaient quelque chose à propos des Lachs (des "Polaks"). Puis ils ont apporté un seau d'eau et ont ranimé la sœur aînée. Elle a alors commencé à leur demander de ne pas la tuer parce qu'elle allait avoir un bébé. Ils étaient plusieurs à la tenir, et l'un d'eux lui a ouvert le ventre.
Elle a crié si terriblement - si terriblement. Ils ont ensuite amené un chat et l'ont poussé à la place du fœtus, qu'ils avaient auparavant découpé avec un couteau. Le chat a miaulé terriblement, puis s'est libéré et s'est enfui. Et elle est restée couchée comme ça, mourante.
Puis ils ont cessé de crier, mais ils riaient encore, et ils sont tous entrés dans notre maison. Ils n'arrêtaient pas de sortir et de rentrer. Ils n'arrêtaient pas de sortir quelque chose. J'étais recroquevillé dans une cabane, avec ma chemise, et j'avais terriblement peur. Tout cela a duré si longtemps..." - Mémoires de Kazimierz Panek ...Aujourd'hui le gouvernement ukrainien refuse toujours que l'on puisse aller à la recherche des restes des victimes de ces massacres qui ont fait entre 65 000 et 150 000 êtres humains ...
[Quand on perd la mémoire de l'histoire ]
Mais le gouvernement polonais aide malgré cela le gouvernement de Kiev et ne dit rien, OTAN oblige.
