Le socialisme comme horizon

Publié le par FSC

 

Le texte mentionné ci-après vise à contribuer à la préparation des prochaines élections au Parlement de l’UE et . Il s’efforce de resituer les travaux menés jusqu’ici par le parti dans le nouveau contexte international en proposant un perspective globale, à l’horizon d’une génération. Il reprend des axes fondamentaux de notre travail autour de la question de la souveraineté, de la paix, des pôles publics, du la planification de la transition climatique et industrielle.

La société des jours heureux n’est pas seulement un programme à défendre mais un projet de société à bâtir.

Les traités de l’Union européenne sont conçus comme un carcan à tout projet d’émancipation.

Le choix de conduire une liste autonome aux prochaines élections européennes impose d’affronter cette question.

Le congrès a décidé d’instruire un grand débat sur la manière de qualifier cette société alternative. Pour certains dont nous sommes, l’idée d’un socialisme d’un type nouveau mérite d’être travaillée. L’organisation de jeunesse du mouvement communiste a déjà tranché en ce sens initiant par là-même un travail de réflexion.

Les signataires de cette tribune font leur cette démarche. Ils affirment que la force qui est la nôtre est celle du collectif, de la culture du débat et de l’élaboration partagée.

Nous proposons que l’élaboration de notre projet pour l’échéance européenne soit une étape dans cette démarche. Dans les cellules, les sections, les fédérations et jusqu’au Conseil national, des moments de débats sont nécessaires ainsi qu’un espace national de contributions.

Le texte joint à notre tribune se veut une première contribution à ce débat. Construit collectivement, il donne des points de repères fruits d’expériences plurielles. Dans cet esprit, il ne préjuge pas de la conclusion du débat mais ouvre des pistes de réflexion et appelle à des réponses. Dans cet esprit, nous invitons à prendre connaissance du texte de contribution joint. Chacun peut s’y joindre, l’utiliser pour permettre le débat…

 

José Ardura (90), Isabelle d’Aubuisson (91), Stephane Baillanger (33), Luc Basin (26), Pablo Biancarelli (84), Jean-Pierre Bouilloux (01), Gauthier Bouviala (81), Victor Blanc, Pierre Boufflers (62), Pascal Brula (69), Robert Brun (26), Marie-Christine Burricand (69), Michèle Carbonnier (62), Léo Carrier (91), Cedric Cauchetier (51), Fanny Chartier (75), Dany Nadia Chevalier (26), Jean-Pierre Cognard (26), Hélène Cogez (91), Nicolas Cossange (34) Alec Desbordes (75), Maeva Durand (94), Walid El Mghari (81), Esteban Evrard (62), Bernard Gilleron (59), Clara Gimenez (34), Enki Goulier (69), Gilles Gourlot (93), Kevin Guillas Cavan (75), Antoine Hamria (92), Michaële Lafontant (92), Thomas Lassalle (40), Fabienne Lefebvre (94), Jean-Claude Delaunay (94), Jean-Paul Legrand (81), Valentin Lemaire-De Simone (75) Anna Leva (51), Anne Manauthon (06), Jules Margotin (91), Franck Marsal (33), Jean Pierre Meyer (83), Pierre-Alain Millet (69), Arlette Moitié (33), Leila Moussavian Huppé (33), Willy Pepeljnak (38), Marc Petronelli (25), Michèle Picard (69), Camille Pinet (84), Hervé Poly (62), Thierry Racinet (26), Alexandre Rault (56), Gilbert Rémond (69), Isabelle Rocher (26), Benoit Roger (62), Henri Rossetti (26), Flavien Ronteix-Jacquet (31), Laurent Santoire (91), Tibor Sarcey (75), Igor Segouffin (31), Stephanie Segouffin (31), Fabrice Selingant (45), Maurice Sertorio (26), Raphael Steiger (51), Nicolas Stienne (93), Pierre Thiou (29), Danielle Trannoy (33), Julien Tremel (29), Serge Truscello (69)

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Le texte :

INTRODUCTION

 

Point sémantique :

Dans le présent texte, le terme « Europe » se réfère au sous-continent européen au sens géographique ; L’expression ’pays européens’ renvoie aux pays ayant au moins une partie de leur territoire en Europe, incluant donc la Russie et la Turquie. L’Union Européenne est reprise sous le signe « UE » et les pays membres sous l’appellation « pays de l’UE ».

Sens de ce texte :

Ce texte vise à contribuer à la préparation des prochaines élections au Parlement de l’UE et . Il s’efforce de resituer les travaux menés jusqu’ici par le parti dans le nouveau contexte international en proposant un perspective globale, à l’horizon d’une génération. Il reprend des axes fondamentaux de notre travail autour de la question de la souveraineté, de la paix, des pôles publics, du la planification de la transition climatique et industrielle.

EXTRAIT :

Axe n° 1 : Pour l’internationalisme de classe, au service de la paix, de la coopération et du développement

Alors que le monde est comme jamais menacé d’une guerre nucléaire et d’une destruction catastrophique, écarter les logiques de guerre, de militarisation, les alliances militaires, les occupations de tous pays par d’autres et les tentatives de domination mondiale est une priorité.

Il faut créer les conditions d’une paix durable, fondée sur l’égalité des nations, pour permettre un désarmement massif et définitif, et réaffecter les fonds faramineux actuellement investis dans l’armement vers la transition climatique et le développement, les véritables urgences.

L’égalité des nations nécessite un accès égal de tous les pays au développement. Cela suppose l’arrêt de toute forme de sanctions économiques contre quel pays que ce soit, l’accès égal de tout pays au commerce international, l’établissement d’un système financier international démocratique et ouvert, la dissolution de tous les blocs commerciaux, l’annulation massive des dettes publiques et la création d’un fond financier international massif pour le développement et la construction des infrastructures productives dans les pays en développement.

Cela implique une rupture dans la politique européenne et de l’UE, le désalignement sur les USA, l’annulation du partenariat stratégique UE – OTAN avec pour objectif la dissolution de l’OTAN et la solidarité illimitée avec les pays du Sud. Cela suppose le respect total de la souveraineté de chaque pays, l’arrêt de toute ingérence, de manipulation externe et le respect des étapes de développement et des formes politiques propres.

Les expériences tragiques de l’Irak, de l’Afghanistan, de la Libye (...) ont montré l’impossibilité et le danger de changer de l’extérieur le cours politique d’un pays. Une solidarité active des forces progressistes au niveau international suppose le respect du mouvement et des étapes propres de développement de chaque pays.

L’Europe pour sa part, doit établir un cadre de sécurité commun, garantissant la paix sur le continent et une libre coopération entre tous les pays. Aucun pays ne peut être exclu a priori de ce processus. Pour éviter d’être coupée en deux par des logiques de blocs, le continent européen doit faire le choix de la neutralité et l’OTAN doit être dissoute.

La guerre en Ukraine doit cesser au plus vite. Des négociations doivent régler les conditions d’une paix durable et mutuellement acceptable. Le cercle vicieux de la guerre doit être stoppé. Un cessez- le-feu et l’arrêt des livraisons d’armes doivent être la priorité, et les initiatives de la Chine, des pays africains, du Brésil en faveur de la paix doivent être soutenues.

La guerre terrible qui fait rage en Palestine doit également cesser. Le danger d’un embrasement général s’élargit. Un grand nombre de pays appellent également à la désescalade, au cessez le feu et à des négociations sérieuses et équilibrées.

SUITE :

https://socialisme.blog/Le-socialisme-a-l-horizon

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