Des milliers de manifestants à Washington et à Londres réclament un cessez-le-feu à Gaza
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SOURCE : Agence France Presse 13 janvier 2024
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| Des manifestants devant la Cour internationale de justice (CIJ), à La Haye, le 12 janvier 2024. PATRICK POST / AP |
Des milliers de personnes ont manifesté samedi 13 janvier à Washington et à Londres en soutien aux Palestiniens de Gaza, réclamant un cessez-le-feu « immédiat » et fustigeant le soutien apporté à Israël par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne.
Agitant des drapeaux palestiniens et arborant pour beaucoup le traditionnel keffieh, des milliers de personnes, en grande majorité des jeunes, se sont rassemblées dans le centre de la capitale américaine, au 99e jour de la guerre.
« Cessez-le-feu immédiat ! », ont scandé les participants, qui brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Liberté pour la Palestine » ou « Laissez Gaza vivre, arrêtez de financer le génocide ».
Sur une tribune, plusieurs Palestino-Américains originaires de la bande de Gaza venus de divers États, comme le Michigan ou le Texas, ont relaté avec émotion le sort de leurs proches tués ou blessés dans le territoire palestinien et ont exhorté l’administration du président Joe Biden à cesser son soutien militaire et financier à Israël.
« Le président Biden pourrait facilement arrêter cette folie » en faisant pression sur Netanyahu, a lancé l’un d’entre eux sous les acclamations.
A Londres s’est déroulée samedi la septième manifestation de soutien aux Palestiniens de Gaza depuis le 7 octobre.
Après une pause pendant les fêtes de fin d’année, la mobilisation est repartie de plus belle dans la capitale britannique comme dans une trentaine d’autres pays du monde, avec une marche au départ de la City et en direction de Parliament Square, où se trouve le palais de Westminster.
Dans le cortège, composé de manifestants de tous les âges venus pour beaucoup en famille, des pancartes appelaient à « cesser de bombarder les enfants » à Gaza, mélangées à des rameaux d’olivier, des drapeaux arc-en-ciel avec le slogan « Paix » et des centaines de drapeaux palestiniens.
D’autres pancartes, représentant le Premier ministre britannique Rishi Sunak aux côtés de MM. Netanyahu et Biden, exhortaient le Royaume-Uni à « cesser de financer le génocide », certains manifestants affichant leur « honte d’être anglais ».
« C’est très frustrant de voir que le monde ne fait rien, que nos représentants ne font rien (...) j’espère qu’à l’avenir notre gouvernement défendra ce qui est juste et s’opposera au meurtre d’enfants innocents », a déclaré à l’AFP Dipesh Kothar, dentiste de 37 ans, venu avec sa compagne et leur fille de deux ans.
« Nous voulons montrer au peuple Palestinien que nous sommes avec lui et nous élever contre notre gouvernement », a abondé Maleeha Ahmed, 27 ans, qui travaille au sein du service public de santé NHS.
Les opérations militaires menées depuis dans la bande de Gaza par Israël ont tué 23.843 personnes et fait plus de 60.300 blessées, selon le dernier bilan du ministère de la Santé à Gaza.
« Personne ne nous arrêtera », prévient Netanyahu
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a prévenu samedi 13 janvier que « personne » n’arrêterait son pays dans la guerre engagée dans la bande de Gaza.
« Personne ne nous arrêtera, ni La Haye, ni l’Axe du Mal, ni personne d’autre », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Tel-Aviv, en référence notamment à la requête de l’Afrique du Sud devant la Cour internationale de justice (CIJ) accusant Israël de génocide dans la bande de Gaza.
Il a assuré que les opérations militaires avaient déjà permis d’« éliminer la plupart des bataillons du Hamas » dans le territoire palestinien dirigé par le Hamas.
Par ailleurs, au sujet de la question des Palestiniens déplacés du fait des combats -- quelque 1,9 million de personnes sur les 2,4 millions de Gazaouis selon l’ONU--, Benjamin Netanyahu a indiqué qu’« il existe une loi internationale et elle dit une chose simple: vous déplacez une population et vous ne la faites pas revenir tant que le danger existe. Et le danger existe ».
