Gaza : La population affamée attend une trêve pour le ramadan
Eh concernant les Etats-Unis pour être réellement crédibles il faut qu'ils arrêtent de protéger Netanyahou en opposant leur veto au moment où la cessation du feu est exigée au niveau du Conseil de sécurité de l'ONU !
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SOURCE : Axel Nodinot
L'Humanité du 03 mars 2024
AFP du 04 mars 2024
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| Des Palestiniens attendent de recevoir une portion de nourriture dans une cuisine de fortune à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, samedi 2 mars 2024. |
Un arrêt des combats de six semaines est actuellement en pourparlers, en Égypte. Sous les bombardements incessants de l’armée israélienne, les Gazaouis sont en proie à la famine.
Voici bientôt cinq mois que la terreur règne sur Gaza. Déplacées sur la côte méditerranéenne après avoir fui les bombardements sur Gaza City, Khan Younès et Rafah, les familles palestiniennes sont en proie au dénuement le plus total. « Les civils désespérés de Gaza ont besoin d’une aide urgente, y compris ceux du Nord, où les Nations unies n’ont pas été en mesure de fournir de l’aide depuis plus d’une semaine », déplorait Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU.
Sur la petite bande de terre palestinienne occupée par l’armée israélienne et soumise à un blocus depuis 2007, de plus en plus d’enfants meurent désormais de faim ou de déshydratation, 16 rien que ces derniers jours, selon le ministère local de la Santé. La famine est « quasiment inévitable », alerte Jens Laerke, porte-parole de l’agence de coordination des affaires humanitaires des Nations unies. Les civils en sont réduits à manger du fourrage, destiné aux bêtes, et à boire de l’eau croupie, tandis que les quelques hôpitaux encore debout ne peuvent soigner que les cas les plus graves.
Une trêve en discussion au Caire
Ces privations inhumaines ont atteint un nouveau sommet dans la nuit du mercredi 28 février. Alors qu’un des trop rares camions d’aide humanitaire arrivait à Gaza City, l’escorte de soldats israéliens, se sentant « menacée » par des femmes et des hommes qui avaient seulement faim, a ouvert le feu sur la foule. Au moins 118 personnes y ont trouvé la mort et environ 760 autres ont été blessées, bien souvent « par balles », comme l’ont confirmé les services onusiens. Un « nouveau carnage » perpétré par Israël en Palestine, de l’aveu de Josep Borrell, vice-président de la Commission européenne.
Conforté par les États-Unis et leurs alliés, Benyamin Netanyahou refuse le cessez-le-feu. Le premier ministre israélien entend poursuivre ses opérations sanglantes dans la bande de Gaza, qu’importe le « risque de génocide » pointé du doigt par la Cour de justice internationale. Bien qu’insuffisante car temporaire, une trêve est toutefois négociée par les diplomates qatariens, égyptiens et états-uniens, réunis au Caire ce week-end. Cet arrêt des combats serait d’une durée de six semaines. Le président américain Joe Biden a souhaité publiquement sa mise en place durant le mois de ramadan, qui débutera le dimanche 10 mars.
Toujours selon Washington, Israël aurait accepté certaines conditions de cette trêve, qui permettrait la libération de 42 otages du Hamas et de prisonniers palestiniens. L’organisation palestinienne a aussi demandé « le retour dans le nord de Gaza des Palestiniens déplacés et une augmentation de l’aide humanitaire », de l’ordre de « 400 à 500 camions par jour », a déclaré à l’AFP l’un de ses responsables. Une centaine d’otages seraient encore retenus à Gaza et environ 7 000 Palestiniens, parfois mineurs, sont enfermés dans les prisons israéliennes.
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En attendant un accord entre les belligérants qui serait synonyme de répit pour les familles gazaouies, l’aide humanitaire se fait au compte-gouttes. Des files de camions stationnent toujours devant les postes-frontières – 80 par jour sont autorisés à entrer – et 66 colis contenant quelque 38 000 repas ont été largués par voie aérienne par la Jordanie, la Belgique et les États-Unis.
Mais ces denrées « ne peuvent pas se substituer à la nécessaire entrée de l’aide par autant de voies terrestres que possible », a rappelé un haut responsable américain, après que Joe Biden a affirmé « insister auprès d’Israël pour qu’il facilite l’entrée de davantage de camions ». Le ministre français des Affaires étrangères, Stéphane Séjourné, a pointé le fait que « les responsabilités sur le blocage de l’aide sont clairement israéliennes ».
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La vice-présidente américaine appelle à un « cessez-le-feu » à Gaza, menacée de famine
La vice-présidente américaine Kamala Harris a appelé à un « cessez-le-feu immédiat » dans la bande de Gaza menacée de famine.
« Étant donné l’ampleur des souffrances à Gaza, il doit y avoir un cessez-le-feu immédiat pour au moins les six prochaines semaines, ce qui est actuellement sur la table des négociations », a déclaré dimanche Mme Harris, première haute responsable américaine à appeler ouvertement à un tel cessez-le-feu dans le territoire palestinien assiégé.
En demandant également le gouvernement du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à prendre des mesures pour accroître l’aide dans la bande de Gaza - menacée de famine selon l’ONU - elle a aussi formulé la critique la plus virulente à ce jour à l’encontre d’Israël de la part d’un haut fonctionnaire américain depuis le début de la guerre.
« Le gouvernement israélien doit en faire davantage pour augmenter de manière significative le flux d’aide. Il n’y a pas d’excuses », a déclaré Kamala Harris, ajoutant qu’Israël « devait ouvrir de nouveaux points de passage » et « ne doit pas imposer de restrictions inutiles à l’acheminement de l’aide ».
Lundi 04mar à Washington, Mme Harris doit rencontrer le ministre israélien Benny Gantz, membre du cabinet de guerre de Benjamin Netanyahu.
Ministre sans portefeuille et ex-ministre de la Défense d’Israël, Benny Gantz rencontrera aussi le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche Jake Sullivan ainsi qu’Antony Blinken, selon des responsables américains.
