Le président des communistes russes : " l’humanité est à l’aube de changements fondamentaux "

Publié le par FSC

Un des acspects disons préoccupants de la situation actuelle du point de vue idéologique, donc politique c'est que dans notre pays les forces qui se réclament du changement progressiste sont complétement coupées, communistes compris, des analyses et des appréciations de ceux qui pourtant pourraient alimenter leur propre réflexion.

Eh leur dépendance notamment sur les rapports internationaux aux récits de l'OTAN et du bloc atlantiste, confirmée dans les débats sur les élections européennes des chefs de file des pricipales listes dont AUCUN ne conteste l'attribution des responsabilités de l'ffrontement à la seule folie guerrière de Poutine !

Dans un moment marqué par l'amorce d'un processus de fin de l'hégémonie occidentale, de montée de l'extrême-droite, de guerres et de montée des périls jusqu'au risque de confrontation nucléaire.

Connaître et faire connaître notamment l'activité et la vision des communistes russes constitue donc une démarche de salubrité publique qu'un site comme Histoire et Société assume avec bonheur !

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Unir les forces antifascistes dans la lutte contre l’impérialisme, la réaction et la menace de guerre
 

 

Voici ce qu’Histoire et société, grâce au travail exemplaire de traduction de Marianne, offre à ceux qui ont vraiment le désir et la volonté de participer à un débat sur le fond. Il s’agit du rapport que Ziouganov a présenté au comité central. Ce rapport venant d’un dirigeant qui a manifesté beaucoup de lucidité tant concernant la nécessité de ne pas laisser oublier et déformer le passé, mais aussi sur l’avenir, sur les relations avec la Chine autant que sur la nécessité de l’ancrage dans les besoins populaires nous dit de la situation présente. Vous remarquerez la concordance de ces réflexions avec les interrogations qu’une partie des communistes et des progressistes en France, ici même dans ce blog abordent pour partie ou en totalité. Nous ne publions aujourd’hui que ce texte assorti de quelques FAITS (scientifiques, culturels, d’actualité) qui tous les trois à leur manière insistent sur la “rupture” que nous sommes en train de vivre et ce qui nous empêche de la percevoir. Nous avons là la réflexion politique interdite actuellement en France.

note de Danielle Bleitrach traduction de Marianne Dunlop

https://kprf.ru/party-live/cknews/226567.html

Rapport du président du comité central du KPRF G.A. Ziouganov au plénum du comité central du parti.

Chers participants et invités du plénum !

Il a été observé depuis longtemps que dans les périodes d’événements d’importance historique mondiale, le temps semble accélérer son cours. Ce qui, à une autre époque, s’étendait sur des années, se concentre, dans des conditions critiques et révolutionnaires, sur des semaines et des jours. Les fondements jusqu’alors familiers tremblent et s’effritent. Les dorures des statues “sacrées” tombent. Le monde se transforme à grande vitesse.

Pour le citoyen ordinaire, c’est une période d’anarchie et de chaos. Il voudrait toujours revenir à la routine le plus tôt possible et ne se rend souvent pas compte que le passé ne se répétera pas. Il a sombré dans le néant.

Les communistes ont leur propre vision du cours des événements. Armés du matérialisme historique et de la dialectique, ils voient les véritables causes et les “mécanismes cachés” du processus historique. Pour eux, il n’y a pas de zigzags inexplicables. Les partisans du marxisme-léninisme ne flottent pas “au gré des vagues”, n’errent pas aveuglément dans les ténèbres de l’inconnu. Ils comprennent précisément l’arrière-plan des phénomènes.

Dans la confusion de 1917, lorsque la monarchie tricentenaire des Romanov s’est effondrée, seuls les bolcheviks dirigés par Lénine ont pleinement “saisi le nerf” du moment. Le cours des événements a fait surgir les partis et les courants les plus divers. Et chacun, semble-t-il, avait sa chance historique. Mais ce sont les bolcheviks, comprenant profondément les besoins et les aspirations de la majorité populaire, qui ont remporté la victoire.

Connaissant les lois de l’histoire, le parti de Lénine ne s’est pas perdu dans des événements qui avaient été comprimés jusqu’au point de rupture. Ce n’est pas un hasard si lui-même appelait à traiter la révolution comme un art et rappelait à ses camarades que “l’histoire ne pardonnera pas les retards aux révolutionnaires qui pourraient gagner aujourd’hui (et gagneront à coup sûr) risquant de perdre beaucoup demain, risquant de tout perdre“.

Ce n’est pas un hasard si, plongés dans la vie, les auteurs les plus talentueux ont ressenti le passage du temps à la hauteur du génie de Lénine. Ce n’est pas sans raison que Gogol a comparé la Russie à une troïka qui vole comme un oiseau, et que Tioutchev a écrit :

Heureux celui qui a visité ce monde

Dans ses moments fatidiques,

Il a été appelé par les bienheureux,

Comme un compagnon de fête,

Il est leur spectateur au grand spectacle…..

Les écrivains et poètes russes du tournant des XIXe et XXe siècles avaient le pressentiment de grands changements. Les lignes prophétiques de Maïakovski ont retenti :

Là où le regard court de l’homme se brise,

à la tête des hordes affamées,

dans la couronne d’épines des révolutions

s’avance l’année mille neuf cent seize.

Et voici les mots d’Alexandre Blok, tirés de son article “Les intellectuels et la révolution” :

« Nous, les Russes, vivons une époque qui n’a pas d’égal en termes de grandeur. L’affaire de l’artiste, le devoir de l’artiste est de voir ce qui est conçu, d’écouter la musique avec laquelle “l’air déchiré par le vent” s’ébroue. Que veut-on faire ? Tout refaire. Faire en sorte que tout devienne nouveau, que la vie fausse, sale, ennuyeuse, laide que nous menons devienne une vie juste, propre, gaie et belle…. C’est ce qu’on appelle la révolution ».

Aujourd’hui encore, l’humanité est à l’aube de changements fondamentaux. Si l’on n’en comprend pas les causes, la dynamique et les conséquences, il est facile d’être victime des circonstances, voire des forces les plus sombres et les plus maléfiques. La tâche de notre parti est de donner aux travailleurs des orientations claires, de répondre aux questions les plus difficiles et de proposer des solutions, et sur cette base d’unir les forces pour lutter contre la réaction, le fascisme et la menace militaire. De lutter pour le socialisme !

 

SUITE de cette intervention :

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