La casse de l'hôpital se poursuit ... comme la résistance à cette casse
SOURE : Le Télégramme
Suite à l’agression de trois agents, les sections syndicales CGT et CFDT de l’hôpital de Landerneau ont déposé un préavis de grève à partir du mercredi 7 août.
Après une première rencontre avec la direction ce vendredi 2 août 2024, les syndicats CGT et CFDT de l’hôpital de Landerneau ont décidé de déposer un préavis de grève illimité à partir du mercredi 7 août. Des négociations sont prévues avec la direction à partir du lundi 5, à 14 h, pour tenter de trouver des solutions, alors que l’Agence régionale de santé (ARS) a décidé, depuis le mercredi 31 juillet, de fermer l’accueil des urgences jusqu’à lundi matin et de demander aux patients de passer systématiquement par le 15, faute de personnel disponible.
Ce retrait fait suite à l’agression, dans la nuit du dimanche 28 au lundi 29 juillet, d’une infirmière et de deux aides-soignantes par un individu fortement alcoolisé, et au placement en arrêt de travail de nombreux professionnels. Les syndicats réclament des moyens humains supplémentaires face à une activité croissante des urgences et une meilleure prise en compte de la sécurité des agents.
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Urgences de l'hôpital du Havre saturées : les personnels se mettent en grève pour dénoncer "une situation critique"
Les soignants des urgences de l'hôpital du Havre se sont mis en grève ce mercredi, pour dénoncer la situation de prise en charge des patients. Le service a atteint un pic de saturation cette semaine, en raison de la fermeture des urgences de plusieurs hôpitaux du secteur havrais.
Depuis le début de l'été, les syndicats de l'hôpital Jacques Monod du Havre alertent sur l'accroissement des admissions dans leur service des urgences, suite à la fermeture de celles de l'Hôpital privé de l'Estuaire tous les week-ends de l'été. Un pic a été atteint cette semaine, mercredi, les urgentistes se sont mis en grève pour dénoncer un "péril grave et imminent".
En cause, la fermeture des urgences de l'Hôpital privé de l'Estuaire tous les week-ends, du vendredi 20h au lundi 8 heures. "Faute de personnel", justifie l'établissement à France Bleu Normandie. "Sauf qu'on a aussi un nombre de soignants limité", répondent en cœur syndicats et direction du Groupement hospitalier du Havre.
58 heures aux urgences
Mercredi, le service des urgences de Jacques Monod n'avait toujours pas réussi à résorber l'afflux de patients supplémentaires engendré par la fermeture hebdomadaire à l'HPE. "Onze patients étaient encore dans les couloirs, l'un d'entre eux est resté hospitalisé 58 heures aux urgences", raconte Rachel Gabbay de la CGT du GHH. L'ensemble des soignants titulaires (six infirmiers et une aide-soignante), se sont mis en grève.
Depuis, la situation ne s'est pas améliorée, dénoncent les syndicats SUD et CGT du GHH. Dans un communiqué, les syndicats signalent "une situation préoccupante qui met en péril la sécurité des patients". Elle pourrait empirer ce week-end avec les fermetures supplémentaires des urgences de la clinique des ormeaux pour le week-end et de celles de Fécamp dans la nuit de vendredi à samedi.
Le GHH tacle les hôpitaux du secteur
De son côté et toujours par voie de communiqué, la direction du GHH réaffirme "son soutien aux équipes". Et elle dénonce l'attitude des autres établissements du secteur : "début juillet et sans préavis, il était annoncé par une clinique havraise, la fermeture des Urgences la nuit tous les week-ends d’été ainsi que la fermeture complète d’un service de 27 lits de médecine gériatrique.
D’autre part, l’équipe dirigeante de cette clinique n'a pas souhaité nous rencontrer avant le mois de septembre malgré notre demande. Par simple email, le GHH était aussi informé de l’absence de permanence des soins en chirurgie orthopédique sur le territoire de Fécamp pendant 3 semaines. Jeudi 1er août, le GHH est officieusement informé qu’il n’y aura plus de permanence des soins en urologie pendant plusieurs jours dans une clinique havraise alors que celle-ci est la seule financée sur le territoire par l’Agence Régionale de Santé de Normandie
La Direction du Groupe Hospitalier du Havre demande "la réouverture immédiate de lits sur le territoire ainsi que le maintien des activités soumises à permanence des soins".