Gaza : contre le plan de Netanyahou, des sanctions maintenant !

Publié le par FSC

Maurice Ulrich
L'Humanité du 10 août 25

 

 

 

Des dizaines de milliers de manifestantes et manifestants à Tel-Aviv, 100 000, selon le Forum des familles d’otages, pour s’élever contre la décision cynique et tragique de Benyamin Netanyahou et de ses complices d’extrême droite de lancer une nouvelle phase des opérations militaires à Gaza. « Nous n’allons pas occuper Gaza, a osé affirmer le premier ministre israélien, nous allons libérer Gaza du Hamas. »
C’est faux et, dans leur grande masse, les manifestants l’ont compris, en phase cette fois avec l’opinion internationale. Non seulement ce n’en sera pas fini du Hamas, mais c’est aggraver encore le sort des otages, jusqu’à la mort, et c’est, sous surveillance armée, soumettre 2 millions d’hommes, de femmes et d’enfants à un supplice abominable dans une prison à ciel ouvert.


Le haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme et le secrétaire général des Nations unies ne disent pas autre chose, pour qui cette nouvelle escalade « va aboutir à davantage de déplacements forcés, davantage de tueries, davantage de souffrance insupportable, de destructions insensées et d’atrocités ». Mais cela, Netanyahou et son entourage ne peuvent l’ignorer, puisque c’est leur but. Prendre le contrôle total de Gaza. Souvenons-nous de la vision de Donald Trump, qui veut faire de l’enclave palestinienne une Riviera. Il faut le dire clairement. Nous sommes face à l’une des entreprises les plus criminelles depuis des décennies, devant le monde entier.


Personne, aucun dirigeant de quelque pays que ce soit, ne peut dire « nous ne savons pas ». L’Allemagne, jusqu’alors le pays d’Europe le plus réticent à condamner cette politique, a décidé de suspendre ses exportations d’armes vers Israël. C’est bien tard après tant de crimes mais, après la décision de la France, de l’Angleterre, du Canada de reconnaître l’État de Palestine, c’est le signe d’un changement sérieux d’attitude.
Ce n’est pas assez. Avec Donald Trump, les États-Unis restent aux côtés de leur allié, mais le devoir des opinions publiques est de se faire entendre, le devoir des États est de prendre les sanctions les plus fermes pour stopper ces projets d’anéantissement. Les paroles ne suffisent pas.

 

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