Après les dirigeants de l’OLP, Trump suspend l’octroi de visas pour tous les Palestiniens

Publié le par FSC

Lina Sankari
L'Humanité du 02 septembre 2025

 

Donald Trump vient d’interdire d’entrée les Palestiniens aux États-Unis.© Aaron Schwartz - Pool via CNP/ZUMA-REA

 

 

Après le refus de visas à la délégation diplomatique de l’Organisation de libération de la Palestine et de l’Autorité palestinienne en vue de l’Assemblée générale de l’ONU, du 23 au 27 septembre, c’est désormais le peuple palestinien tout entier qui se voit refuser l’entrée aux États-Unis, sur décision de Donald Trump.
Selon Donald Trump, les Palestiniens de Gaza doivent impérativement quitter le territoire – pour qu’il puisse dérouler son projet de zone touristique et technologique –, mais certainement pas pour venir aux États-Unis. Après le refus de visas à la délégation diplomatique de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) et de l’Autorité palestinienne en vue de l’Assemblée générale de l’ONU, du 23 au 27 septembre, c’est désormais le peuple palestinien tout entier qui se voit refuser l’entrée aux États-Unis.


Tous les types de visas sont concernés : traitements médicaux, études universitaires, visite à des parents, voyages d’affaires… Les Palestiniens qui jouissent d’une double nationalité, ou qui ont obtenu un visa par le passé, pourront continuer à se déplacer sur le territoire américain.

Une mesure éminemment politique


La mesure est en réalité très politique car elle concerne les détenteurs d’un visa délivré pour la première fois dans les années 1990, au moment des accords d’Oslo, lorsqu’une identité politico-administrative palestinienne semi-autonome – l’Autorité nationale palestinienne – a été établie dans certaines parties de la Cisjordanie et de la bande de Gaza.
C’est donc bel et bien le timide processus d’autodétermination qui est visé. Ancienne avocate principale de l’ICE, l’agence américaine de contrôle de l’immigration et des douanes, Kerry Doyle s’est insurgée contre le manque de transparence de l’actuelle administration : « Y a-t-il de réelles préoccupations en matière de sécurité nationale ? Ou est-ce pour des raisons politiques, afin de soutenir la position d’Israël et/ou d’éviter que des questions délicates ne soient soulevées lorsque les gens arrivent ici et s’expriment ouvertement sur les enjeux de la guerre ? »

 

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