Lors du rassemblement « Stop au génocide » en soutien à Gaza à Paris, Marine Tondelier dit avoir « honte de ce qui se passe dans le territoire palestinien et en France »
| Lors du rassemblement « Stop au génocide » en soutien à Gaza, place de la République, à Paris, le 17 septembre 2025. TOM NICHOLSON/REUTERS |
« J’ai honte de ce qui se passe à Gaza (...) mais j’ai honte aussi de ce qui se passe en France », a déclaré la cheffe des Ecologistes, Marine Tondelier, lors d’un rassemblement, mercredi soir, place de la République, à Paris, contre la nouvelle offensive israélienne à Gaza.
Revenant sur la polémique déclenchée par l’appel du premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, à hisser le drapeau palestinien sur les mairies le 22 septembre quand le président de la République Emmanuel Macron reconnaîtra officiellement l’Etat palestinien devant l’ONU, elle a estimé qu’« un drapeau palestinien sur une mairie n’a jamais tué personne, alors que l’armée israélienne tue, et tue tous les jours ».
Quelques milliers de personnes se sont rassemblées à Paris mercredi soir en soutien aux Palestiniens de Gaza, au lendemain du lancement d’une nouvelle offensive terrestre de l’armée israélienne sur la ville de Gaza. Quelques figures de la gauche radicale étaient également présentes, comme la députée européenne du parti La France insoumise Manon Aubry.
La reconnaissance de la Palestine est un message à Israël sur les « illusions de l’occupation », selon la ministre des affaires étrangères palestinienne
La prochaine reconnaissance de la Palestine par plusieurs Etats dont la France en marge de l’Assemblée générale de l’ONU adresse un message clair à Israël sur les « illusions » de l’occupation, a déclaré mercredi à l’Agence France-Presse (AFP) la ministre des affaires étrangères palestinienne, Varsen Aghabekian.
« La reconnaissance n’est pas symbolique. C’est quelque chose de très important car cela envoie un message très clair aux Israéliens sur leurs illusions de [vouloir] continuer leur occupation pour toujours », a déclaré Mme Aghabekian, en référence à l’occupation de la Cisjordanie et de la bande de Gaza par Israël.
Cela envoie aussi « un message clair aux Palestiniens : “Nous soutenons votre droit à l’autodétermination” » et « cela nous donne un élan pour l’avenir, car nous allons construire dessus », a-t-elle ajouté.
L’Etat français visé par un recours pour non-respect de la Convention de prévention des génocides
Dans le cadre d’une démarche inédite, l’association Juristes pour le respect du droit international (Jurdi) a introduit un recours indemnitaire de plein contentieux au tribunal administratif de Paris le 1er septembre, qui reproche à l’Etat français l’absence de toute mesure prise afin de mettre en œuvre la convention de 1948.
Le texte s’appuie sur la constatation, dès janvier 2024, par la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye d’un « risque plausible de génocide » à Gaza et de l’obligation faite à Israël de prendre des mesures pour l’éviter, mais aussi aux autres pays de ne pas s’en rendre complices et de le prévenir dans la mesure de leurs moyens.