Les pays méditerranéens de l’UE demandent le déblocage de l’aide humanitaire vers la bande de Gaza
les agences de presse du 21 octobre 2025
| Un camion chargé d’aide humanitaire attend de traverser la frontière entre Rafah et l’Egypte, côté égyptien, en direction du poste-frontière de Kerem Shalom, le 20 octobre 2025. AFP |
Neuf pays de l’Union européenne (UE) bordant la mer Méditerranée ont appelé lundi à l’ouverture des points de passage pour que l’aide humanitaire parvienne dans la bande de Gaza et à des mesures pour garantir le respect du cessez-le-feu.
Le groupe a appelé au « déblocage immédiat de toute l’aide humanitaire pour Gaza », a déclaré le premier ministre slovène, Robert Golob, lors d’une conférence de presse conjointe après la réunion. Cette année, elle était accueillie dans la ville côtière de Portoroz en Slovénie, qui en assure la présidence tournante.
« Il n’y a absolument aucune excuse pour que quiconque bloque une telle aide humanitaire et nous attendons pleinement du gouvernement israélien qu’il ouvre le passage de Rafah, mais aussi d’autres points frontaliers, afin que l’aide humanitaire puisse parvenir dans la bande de Gaza », a ajouté le chef du gouvernement slovène.
Les responsables de la France, de Chypre, de la Grèce, de la Croatie, de l’Italie, de Malte, de la Slovénie, de l’Espagne et du Portugal se sont réunis lundi dans le cadre du format MED9 pour discuter des enjeux affectant leur région. M. Golob a déclaré que le groupe MED9 souhaitait également s’assurer que l’accord de cessez-le-feu soit « pleinement respecté, notamment en déployant des observateurs sur le terrain ».
Le Hamas est « déterminé » à respecter l’accord de cessez-le-feu, affirme le chef négociateur du mouvement
Le chef négociateur du Hamas, Khalil Al-Hayya, a déclaré, mardi matin, à la chaîne égyptienne Al-Qahera News que le mouvement reste engagé dans l’accord de cessez-le-feu.
« Nous avons beaucoup de difficultés à extraire les corps, mais nous sommes déterminés et nous travaillons dur pour y parvenir », a-t-il assuré. « L’accord pour Gaza tiendra, car nous le voulons et que notre volonté de le respecter est forte », selon lui.