2 décembre : ALERTE ROUGE !

Publié le par FSC

 

« Nous appelons à une journée d’alerte rouge », assure Sophie Binet. La CGT, Solidaires et la FSU appellent à une journée d’action interprofessionnelle le 2 décembre.© Leo RAIMONDJEAN/REA

 

Lors d’une conférence de presse ce 27 novembre, la CGT, Solidaires et la FSU ont dénoncé l’enlisement des discussions au parlement sur un « budget qui pénalisera l’ensemble des segments de la société ». 150 manifestations et rassemblements sont déjà prévus, le 2 décembre, pour une journée d’action interprofessionnelle à l’appel des trois centrales.
Le 2 décembre, la CGT, Solidaires et la FSU entendent maintenir la pression sur le parlement, alors que les discussions budgétaires s’enlisent. « Entre le 2 et le 9 décembre, l’assemblée nationale examinera en seconde lecture le projet budgétaire de la sécurité sociale (PLFSS), note la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet. Lors de la première mi-temps de mobilisation (en septembre), nous avons marqué des points. Nous entrons désormais dans une séquence décisive. »
Lors d’une conférence de presse au siège de la CGT à Montreuil (Seine-Saint-Denis), ce 27 novembre, la centrale, avec Solidaire et la FSU ont fait un point d’étape sur la mobilisation du 2 décembre. « Nous appelons à une journée d’alerte rouge », assure la cégétiste.


Au total, 150 manifestations et rassemblements sont à prévoir. « Les projets de budget sont une attaque frontale, qui n’ont qu’un seul objectif, faire payer la crise aux travailleurs et travailleuses », dénonce Julie Ferrua, co-déléguée générale de Solidaires. Pour Caroline Chevé, « ces budgets n’impactent pas seulement 2026, mais mettent en péril notre capacité à maintenir notre cohésion sociale ». Selon la secrétaire nationale de la FSU, « les services publics sont mis à l’épreuve par des années d’austérité et les agents sont éprouvés par le manque de moyens et de reconnaissance. »  

« On ferme des hôpitaux pour construire des obus »


De son côté, Sophie Binet dénonce le manque de « courage sur une quelconque remise en cause des orientations économiques » portée depuis 2017, durant les débats parlementaires, et accuse le gouvernement de « n’avoir d’autre perspective que la guerre ». Dans la matinée, Emmanuel Macron avait annoncé la mise en place d’un service militaire volontaire. « On ferme des hôpitaux pour construire des obus », fustige la cégétiste. Une perspective qui inquiète également Caroline Chauvé, qui note, que pour la première fois « le budget de l’armée dépasse celui de l’Éducation nationale et de la recherche »


Également présent à la conférence de presse, Dominique Vienne (ATD Quart-monde) assure qu’en cas de retour aux versions initiales des projets de loi de finance de l’État et de la sécurité sociale, « des mesures affecteront les conditions de vies des plus précaires », comme l’année blanche, le gel de l’impôt, des prestations sociales et des retraites.
Sylvie Ben Jaber, de la Mutuelle familiale, a dénoncé « un budget de la sécurité sociale qui organise l’austérité sanitaire ». Et de fustiger la taxe sur les complémentaires de santé qui vise à prélever 1 milliard d’euros supplémentaires. « Chaque euro prélevé est un euro de cotisation supplémentaires pour les adhérents », prévient-elle.

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