Pour garder leur hégémonie, ou pour s’approprier les ressources d’autres territoires, certains pays utilisent soit la force, par la guerre, soit une guerre dite douce et plus sournoise qui consiste à s’ingérer par différents moyens dans les affaires intérieures du pays qui veulent conquérir.
Les Etats-Unis sont les spécialistes des deux méthodes.
Actuellement, sous le prétexte de lutter contre les trafics de drogue, ils ont déployé dans la mer des Caraïbes une armée de navires de guerre au large du Vénézuéla, menaçant même d’intervenir dans ce pays. L’objectif est de faire tomber le gouvernement du Vénézuéla, en accusant le président Maduro d’être un chef des narcotrafiquants, alors que Trump ferait mieux de se regarder dans la glace, car son pays est le plus gros consommateur de drogues du monde.
Le but est aussi de mettre la main sur les très importantes ressources pétrolières du Vénézuéla au profit des compagnies pétrolières étasuniennes.
L’autre méthode est l’ingérence dans le pays pour faire tomber le gouvernement.
Vis-à-vis de Cuba, outre le blocus impitoyable qui étrangle son économie, les Etats-Unis financent des soi-disant opposants, lesquels essayent de faire se révolter les gens face aux pénuries dont les financeurs sont pourtant la cause.
Ils ont aussi mis en place une plateforme internet, gérée depuis Miami et l’Espagne par des personnes qu’ils payent, pour créer un cours de change non officiel de la monnaie cubaine. Ce site, El Toque, augmente le cours du change, jusqu’à plus de 4 fois le change officiel, pour générer une forte inflation dans le pays et ainsi diminuer le pouvoir d’achat de la population. Ceux qui le peuvent, et surtout les revendeurs de biens de consommation s’appuient sur ce change non officiel pour en profiter et gagner plus d’argent, au détriment de la majorité des habitants.
Le gouvernement de Cuba prend des dispositions contre ce El Toque, à la fois judiciaires et économiques pour rétablir un change officiel, conforme aux règles internationales.
Comme on le voit, tous les moyens sont bons pour essayer de faire tomber un gouvernement qui défend une autre vision et une autre organisation de la société.
Cuba continue d’agir pour réparer les dégâts de l’ouragan Melissa et pour lutter contre l’épidémie des arbovirus, dengue et chikungunya, qui touche une grande partie de la population avec plusieurs morts.
Le blocus limite également les moyens, de santé et de fumigation contre les moustiques transmetteurs, pour vaincre efficacement cette grave épidémie.