BARRAGES HYDROÉLECTRIQUES : le discret retour de la privatisation voulue par l’UE
REPRIS de Commun Commune :
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Depuis au moins dix ans, la Commission européenne presse Paris d’ouvrir à la concurrence les concessions des barrages hydroélectriques. Deuxième source d’électricité, amortis et rentables, pilotables et jouant un rôle central dans la gestion de l’eau, ceux-ci ont été préservés de la rapacité du secteur privé depuis un siècle. Tout en prétendant maintenir les barrages dans le giron public, une proposition de loi directement issue des négociations avec l’UE prépare en réalité leur privatisation rampante et instaure un mécanisme similaire à l’ARENH, qui a ruiné EDF. Alors que la bataille pour sauver nos barrages va reprendre, l’option alternative de la quasi-régie et surtout la désobéissance à l’idéologie du marché continuent à être écartées.
Grenoble, 1925. La capitale des Alpes, alors une petite agglomération de 110.000 habitants, accueille un événement de renommée mondiale qui reçoit plus d’un million de visiteurs en cinq mois seulement : l’Exposition internationale de la houille blanche. Un terme aujourd’hui désuet qui renvoie à la production d’électricité grâce à la force de l’eau, en opposition à la houille noire, c’est-à-dire le charbon. Le choix de Grenoble ne doit rien au hasard : à partir des années 1870, les vallées alpines voient se multiplier les ouvrages hydroélectriques permettant d’alimenter scieries, papeteries, cimenteries et même tramways. Grâce à cette énergie abondante, propre et bon marché, la région débute son essor industriel. Le fabricant local de turbines Neyrpic construira plusieurs usines à Grenoble et dans ses environs, ensuite reprises par Alstom, dont la branche énergie sera revendue à General Electric (GE) en 2015, sur fond de pressions du gouvernement américain et sous l’impulsion d’Emmanuel Macron, alors ministre de l’économie du gouvernement de François Hollande.
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