VENEZUELA : dernières nouvelles

Publié le par FSC

Angel González. Spécial pour La Jornada

3 janvier 2026 08:31

Caracas. Les premières heures suivant le bombardement mené par les forces militaires américaines contre le territoire vénézuélien, qui a entraîné l’enlèvement du président Nicolás Maduro et de son épouse, Cilia Flores, montrent une population choquée par l’impact des graves événements survenus, tandis que les dirigeants politiques ont appelé à une mobilisation permanente pour la défense de la souveraineté.

Les rues de Caracas et d’autres villes du pays étaient désertes à l’aube, mais au fil de la matinée, deux scénarios ont commencé à se dessiner.

D’un côté, des foules de militants chavistes et de partisans du président Maduro se rassemblaient sur les places Bolívar de chaque ville, menées par les gouverneurs régionaux et les maires, pour exprimer publiquement leur condamnation des attentats. De l’autre côté, une partie de la population, inquiète, cherchait à se procurer de la nourriture et des médicaments. De longues files d’attente se formaient devant les supermarchés et les pharmacies.

 

Photo AFP

Les gares et aéroports sont restés déserts, la plupart des gens restant chez eux ou se déplaçant avec prudence. Le ministre de l’Intérieur, Diosdado Cabello, a déclaré que les forces de sécurité patrouillaient dans chaque secteur afin d’évaluer la situation et d’assurer la continuité des services publics.

Malgré l’enlèvement du président constitutionnel, le gou

 

vernement bolivarien conserve le contrôle total du pays. La vice-présidente Delcy Rodríguez s’est adressée à la nation par la télévision d’État, exigeant des États-Unis une preuve de vie de Maduro et de la Première dame. Parallèlement, le ministre des Affaires étrangères, Yvan Gil, a régulièrement relayé sur les réseaux sociaux, ainsi que dans les médias nationaux et internationaux, la décision du Venezuela d’exiger une action immédiate des Nations Unies et d’autres organisations pour condamner et mettre fin à l’agression. Il a également fait état de tous les gestes de solidarité reçus de la part d’autres pays.

Pour sa part, le ministre de la Défense, Vladimir Padrino, qui a été le premier à s’adresser à la nation après les attentats, a déclaré que les Forces armées nationales bolivariennes étaient déployées sur l’ensemble du territoire pour garantir la défense contre l’ennemi étranger.

 

Photo AP

Au Venezuela, contrairement aux prédictions de certains, aucune célébration publique n’a eu lieu suite aux événements. Au contraire, un silence prudent et une condamnation de l’agression par les partisans du gouvernement ont prévalu.

Bien que le bilan des victimes ne soit pas encore connu, des messages circulant sur les réseaux sociaux et les applications de messagerie font état de morts et de blessés parmi les civils. Il est important de noter que les cibles visées sur ordre de Donald Trump sont toutes entourées de zones résidentielles : le fort Tiuna et la base aérienne de La Carlota à Caracas ; le port de La Guaira ; la base aérienne Libertador à Maracay ; et l’aérodrome d’Higuerote dans l’État de Miranda.

Avant midi, les actions politiques que prendraient les dirigeants vénézuéliens étaient encore floues, mais ce qui était évident dès le départ, c’est que, malgré la destitution illégale de Maduro, le pouvoir restait entre les mains de la révolution bolivarienne.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article