« De graves violations du droit international » : l’ONU se réunit en urgence après la mort de trois Casques bleus dans le sud du Liban

Publié le par FSC

C'est quoi la FINUL ?

D'après Wikipédia :

La Force intérimaire des Nations unies au Liban ou FINUL (arabe : قوة الأمم المتحدة المؤقتة في لبنان ou يونيفيل, anglais : United Nations Interim Force in Lebanon ou UNIFIL) est mise en place par les résolutions 425 (1978) et 426 des Nations unies du 19 mars 1978[1], à l'initiative du général français Jean Cuq, à la suite de l'escalade de la violence le long de la frontière israélo-libanaise qui avait culminé avec une incursion israélienne dans le Sud-Liban sur une profondeur d'environ 40 km, l'opération Litani, du au . La FINUL est déployée à l'origine avec 4 000 hommes sur 650 km2.

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Sa mission sera d'appuyer les 15 000 soldats de l'armée libanaise, pour former une zone tampon entre le Liban et Israël.

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Avec les agences de presse du 31 mars 2026

 

 

Les Nations unies ont prévu de se réunir en urgence mardi 31 mars, vers 16 heures, suite à la mort de trois Casques bleus indonésiens dans le sud du Liban. L’ONU a annoncé le lancement d’une enquête pour déterminer les circonstances de ces décès, alors que les trois soldats se trouvaient dans la zone envahie par l’armée israélienne et d'affrontements avec la Résistance.


Face à l’inlassable poursuite de la guerre au Moyen-Orient, le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU) prévoit de se réunir en urgence, mardi 31 mars, vers 16 heures. Cette assemblée exceptionnelle, demandée par la France, fait suite à la mort de trois Casques bleus indonésiens dans le sud du Liban, ravagé par la guerre menée par Israël.
Face aux décès de trois de ses citoyens, Jakarta a exhorté les parties belligérantes au Moyen-Orient « à respecter le droit international humanitaire ». La Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) a confirmé la nouvelle dans la journée de dimanche pour la première victime, puis lundi pour les deux suivantes, tout en restant prudente sur les circonstances ayant amené à leur décès.

Un blessé hospitalisé à Beyrouth


Les trois soldats se trouvaient dans le sud du Liban, à proximité de la zone où les forces d’occupations israéliennes affrontent la Résistance, avec nombre de civils tués, de déplacements forcés et d’infrastructures essentielles détruites. La première victime a été tuée lorsqu’un projectile a touché la base de la mission onusienne à Ett Taibe. Trois autres soldats indonésiens ont été blessés.
Les deux autres victimes ont été tuées lundi, près de Bani Hayyan, dans l’explosion de leur convoi logistique. Deux soldats ont aussi été blessés par la destruction de leur véhicule. L’un d’entre eux, grièvement touché, a été évacué vers la capitale, Beyrouth, et reste toujours hospitalisé.

« Ces atteintes à la sécurité et ces intimidations de la part de soldats de l’armée israélienne à l’encontre de personnels onusiens sont inacceptables et injustifiables », a fustigé Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères français, qui reste très conciliant avec les agresseurs états-uniens et israéliens. La cheffe de la diplomatie australienne, Penny Wong, a elle aussi condamné ces trois meurtres et annoncé que Canberra soutient « les appels de l’Indonésie en faveur d’une enquête approfondie ».
La Finul a confirmé, lors d’une conférence de presse tenue lundi par le chef des opérations de paix de l’ONU, Jean-Pierre Lacroix, le lancement d’enquêtes « pour déterminer les circonstances de ces événements tragiques ».

La Force intérimaire des Nations Unies au Liban a indiqué que l’origine du premier projectile reste à officialiser.
Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a condamné ces actes, déclarant que « personne ne devrait jamais perdre la vie au service de la cause de la paix » et a rappelé que les attaques contre les Casques bleus constituent « de graves violations du droit international humanitaire et peuvent constituer un crime de guerre ». Samedi, ce sont trois journalistes libanais qui ont été tués par un drone de l’armée israélienne ayant frappé leur voiture, à Jezzine, dans le sud du pays.

 

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