terrorisme et fascisme la réponse de l’occident face au monde multipolaire

Publié le par FSC

Désormais nous inaugurons un éditorial dans lequel Histoire et société à travers les évenements du jour va tenter de faire percevoir la profondeur historique et geopolitique de la situation qui conditionne de fait nos actes en particulier ceux que l’on dit citoyens, mais pas seulement la vie de chacun est aussi contrainte par la situation. (1)

Celle-ci est relativement simple malgré la complexité des effets que cela provoque dans la fourmilière des puissances régionales déstabilisées et le sentiment de désarroi que chacun ressent, l’impression que la politique est « hors sol » ne correspond plus à sa propre réalité. Le fait est que comme nous l’avons plus d’une fois énoncé ; l’impérialisme qui a dominé le monde depuis quelques siècle dont le leader a été longtemps l’empire britannique et auquel a succédé son rejeton sanglant les Etats-Unis est incapable de maintenir l’unipolarité qui lui assure le droit au pillage et à la loi du plus fort qu’il a fait régner depuis des siècles.

Aujourd’hui nous insistons sur un aspect essentiel de la situation: le terrorisme qui a semblé remplacer pour cet empire le défi qu’avait représenté l’Union soviétique. Celui qui guide notre propre réflexion est Primakov. Déjà les chapitres que nous avons écrit dans notre livre autour de la relation Chine-Russie-mais aussi Etats-Unis, étaient directement inspiré des analyses de l’Union soviétique sur la transformation « diplomatique » qu’avait représenté l’URSS, mais aussi celle de Primakov à la chute de l’URSS .

Pour ceux qui ignoreraient qui es Primakov, voici une rapide présentation qui va être partiellement reprise dans notre article de fond qui est celui de ce responsable du KPRFSergueï Kozhemiyakine, observateur politique pour la Pravda. . L’influence de Primakov est celle d’un « réaliste » face aux idéologues qui fleurissent à la chute de l’URSS. Entre ceux qui prétendent rejouer le coup de la révolution bolchevique ou ceux qui croient à la fin de l’histoire par la victoire d’un « libéralisme » qui n’existe que dans leur imagination. Il s’attache aux faits mais à partir de la formation de la diplomatie soviétique. Il analyse dans un ouvrage célèbre le 11 septembre ses origines et ses conséquences en partant du monde arabe et musulman qu’il connait particulièrement bien. Il a écrit en outre une livre célèbre sur Nasser et le nassérisme.

Reprenons son analyse sur l’origine du 11 septembre, Ben laden et la destruction des tours newyorkaises. Il s’oppose tout de suite à ce que l’on définit comme le terrorisme islamiste en montrant que rien dans le Coran, ni dans l’histoire des musulmans ne les voue au terrorisme. Il analyse d’ailleurs les pratiques définies comme terroristes en montrant qu’elles relèvent de traditions politiques tout à fait différentes comme le droit à abattre les tyrans ou ceux considérés comme tels, et l’exécution de Sadate ou d’autres chefs d’Etat peut parfaitement rentrer dans cette catégorie considérée par diverses cultures comme légitimes.

Mais il y a une pratique relativement récente et qui relève de l’impérialisme qui est l’attaque en priorité contre les populations civiles. Déjà deux généraux chinois ont insisté sur le fait que ce qu’il définissaient comme la guerre hors limite avait été une invention de la seconde guerre mondiale l’inauguration avait été Guernica et systématisé par Hitler d’abord puis des Etats-Unis avec Dresde et Hiroshima(1). Les bombardements massifs n’avaient d’efficacité qu’en matière de cible militaire et le bombardement de populations civiles était pure dispersion.

Pourquoi avec le 11 septembre y avait-il eu recours à cette référence terroriste qui avait été condamnée par tous les pays communistes comme Cuba et les partis communistes ? Primakov analyse l’origine de ce recours et il y voit deux raisons essentielles : la première est la situation sociale et politique, l’inachèvement de la modernisation arabe avec ses deux figures tutélaires que sont Atta Turk et Nasser. la seconde est le conflit israélo-palestinien qui est le véritable incubateur du terrorisme. L’article du KPRF, toutes les référence diplomatiques que nous présentons y compris ce qui a trait à Cuba nécessitent que l’on comprenne bien la thèse de Primakov et la manière dont la diplomatie russe mais plus largement toute l’obédience communiste perçoit ce qu’est en train de devenir les Etats-Unis et qui parait guidé par une accélération intervenue le 11 septembre ne serait-ce que l’hypothèse de la guerre préventive ou la suspension de toute légalité dans la répression de ceux qui sont censés être un danger même inventé de toute pièce.

La crise israélo- palestinienne est pour Primakov liée à la domination sans partage que les Etats-unis prétendent exercer sur Israël et sur la région du Moyen Orient et qu’ils sont déplacer sur toute la planète. En effet cette domination sans partage rend difficile voire impossible hier comme aujourd’hui la recherche d’une solution. D’abord parce que dans la plupart des cas l’impérialisme US ne cherche pas la paix mais dans les rares cas où il le recherche alors qu’il aurait besoin de s’appuyer sur d’autres pays ne relevant pas de sa vassalisation absolu dans la région mais aussi planétaire, il veut faire cavalier seul et imposer sa propre logique; la volonté de Washington de régler le problème du Moyen Orient dans un exercice solitaire de la puissance diplomatique est la cause des échos passés et présents de tous les échecs et elle crée d’ailleurs les dirigeants dont elle a besoin comme Ariel Sharon ou Netanyahou en assassinant ceux qui le gênent.

Nous avons ici une première base de notre analyse sur laquelle nous insistons aujourd’hui : ce qui a surgi et s’est renforcé avec l’impérialisme est devenu un usage systématique de la fascisation de l’impérialisme pendant la seconde guerre mondiale et que l’URSS a vaincu sans l’éradiquer. de ce point de vue ceux qui affirment que la seconde guerre mondiale ne s’est jamais arrêtée disent une part de la vérité, le recours prioritaire au massacre des civils, gratuit, sans objectifs militaire mais pour imposer la peur est devenu la manière de fonctionner de l’impérialisme, non seulement militaire mais économique et financière par la militarisation du dollar.

Aujourd’hui face à un monde multipolaire qui ne cherche pas à agresser l’empire celui-ci parce qu’il perd la possibilité de vaincre militairement et même financièrement recourt au terrorisme et a des guerriers par procuration qui par leur existence prétendent justifier le recours à de tels moeurs en inventant qu’il faut détruire un nouvel Hitler. Israël est bien sur l’idéal dans ce mode de propagande puisqu’on lui fait rejouer constamment au plan interieur et sur la planète le rôle de la victime de la Shoah alors même que cela justifie les génocides, mais il y a d’autres exemples de cette « inversion » le cas de Zelenski en Ukraine est tout aussi caractéristique. Comme l’est en Allemagne l’enrôlement dans la croisade antirusse et l’interdiction de mettre en cause la politique israélienne. Comme nous l’analysons cela s’étend à toute l’Europe, une bonne partie de l’Asie avec là aussi le cas du japon.

Mais là où on ne peut plus se faire la moindre illusion sur ce à quoi nous conduit notre refus de voir la réalité de ce qu’est l’impérialisme auquel nous participons c’est Cuba.

Voilà de quoi il est question aujourd’hui et qui nous fait adopter la position radicale : réveillez-vous le fascisme est déjà là et il n’attendra pas vos jeux politiciens de 2027, vos combats de nains qui cherchent à s’illusionner sur ce à quoi on nous habitue : réveillez-vous s’il est encore temps.

Danielle Bleitrach

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En attendant la nouvelle formule qui est en gestation entre Fanck et Tomi, deux mathématiciens maîtrisant les « algorithmes » que Tomi maitrise pour construire un site le plus sécurisé possible et qui résistera si faire se peut aux actes malveillants que celui-ci arrête difficilement, je vais néanmoins inaugurer un nouveau fonctionnement et en particulier prévoir chaque jour un éditorial qui dira l’essentiel du jour et en quoi les sujets prétendent l’éclairer. Ce sera probablement ce que l’on retrouvera dans le prochain histoire et societe: une UNE avec ses points forts dans lequel l’actualité, l’événementiel a sa part mais qui donne lieu à quelques articles de fond qui éclairent la profondeur historique et géopolitique de la situation.

L’éditorial sera conçu pour les deux gestionnaires du site qui donneront ainsi une orientation politique au sens large du terme , ceux qui pour des raisons de sécurité seront les seuls en avoir les clés avec Timo, les « journalistes » avec rubrique et ceux qui ont des contributions épisodiques passeront par un sas en général celui du courriel, le forum sera soumis au même filtre ce qui est déjà le cas et qui donne une dimension ouverte mais sans la pétaudière des réseaux sociaux. C’est la seule possibilité pour résister aux attaques qui se multiplient et ont peu de chance de diminuer vue la situation.

 
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