BARGHOUTI à nouveau agressé en prison
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| Un portrait de Marwan Barghouti sur un mur de Belfast en Irlande du nord. Le leader palestinien a encore une fois été agressé en prison par ses geôliers. © PA Photos/ABACA |
Incarcéré en Israël depuis 2004, le leader palestinien Marwan Barghouti a encore une fois été la cible de ses gardiens. Cette fois, il a reçu une balle en caoutchouc dans la jambe, a dénoncé son épouse Fadwa Barghouti. La Ligue arabe a appelé à la mise en place d’une commission d’enquête internationale pour ces « agressions répétées ».
Combien de fois faudra-t-il qu’il soit frappé, agressé, blessé en cellule ? Emprisonné depuis 24 ans par Israël, le leader palestinien Marwan Barghouti est toujours la cible de violences et de tortures. Cette fois, « un gardien de la prison a tiré une balle en caoutchouc dans la jambe de Marwan, ce qui l’a fait saigner et lui a infligé une blessure douloureuse », indique sa femme, Fadwa, dans un message sur les réseaux sociaux. C’est le dernier épisode des agressions constantes dont il fait l’objet. » Il y a deux semaines, elle était présente dans les locaux du journal L’Humanité pour dénoncer les conditions de détention de son mari.
Son fils Arab a précisé que l’agression avait eu lieu la semaine dernière, à la prison de Ganot, dans le désert du Néguev. Sa famille a appris l’incident par l’avocat de son père. L’ex-secrétaire général du Fatah en Cisjordanie n’a reçu aucun soin médical, selon son fils. Son avocat a écrit une lettre pour dénoncer les faits à l’administration pénitentiaire israélienne. Une fois de plus, elle les a niés.
« Schéma clair d’escalade des abus »
Il y a trois mois son avocat mettait déjà en cause un « schéma clair d’escalade des abus : violence, négligence médicale et traitement qui le met en danger immédiat », expliquait Ben Marmarelli, dans une lettre publiée le 15 avril. En moins d’un mois, la figure incontestée de la résistance palestinienne avait été tabassée à trois reprises et agressée par un chien lâché par ses geôliers israéliens.
En septembre dernier, encore. Cette fois-là, il avait été tabassé par huit de ses geôliers, après la visite du ministre fasciste Itamar Ben Gvir dans sa cellule quelques semaines plus tôt, le dirigeant palestinien ne cesse donc de subir la violence d’un système colonial dont il a été érigé en ennemi héréditaire.
Condamné en 2004 à cinq peines de prison à perpétuité, Marwan Barghouti est considéré par Tel-Aviv comme un frein à son programme génocidaire et colonial. Figure incontestée, considérée comme un homme de paix, le résistant palestinien reste, malgré les années, respecté par-delà les factions palestiniennes rivales, il bénéficie d’un large soutien populaire dans toute la Palestine occupée.
Ce 12 juillet, la Ligue arabe a appelé à la mise en place d’une commission d’enquête internationale pour ces « agressions répétées ».
