Lendemain de la fête de l'HUMA

Publié le par FSC

Le fond de l'affaire c'est la politique de LFI d'effacer la présence communiste dans la lignée mitterrandienne, de s'appuyer sur la volonté unitaire et le vote utile à cette fin.

Le problème c'est aussi la présence chez les communistes de gens qui en dépit du vote majoritaire du 40éme congrés ne respectent pas cette décision démocratique et mènent campagne pour l'effacement devant Mélenchon.

Le problème étant aussi que L'Humanité elle-même est porteuse de cette orientation.

Jusque quand cette situation va-t-elle être tolérée par les communistes ?

 
 
 
 
 
 
 
La fête de l’Huma n’est pas un derby de la gauche !
Je rentre de la fête de l’Huma, et je voulais vous en dire quelques mots.
Je veux rappeler que la fête de l’Huma, c’est la fête des communistes.
Ce n’est pas seulement le festival d’un journal.
Ce sont les communistes qui l’ont voulue, qui l’ont construite et qui, année après année, la font vivre.
Ce sont les communistes qui, pendant des semaines, montent les stands, transportent,installent, cuisinent,servent, accueillent,organisent, protègent, nettoient, démontent.
Ce sont les communistes qui prennent des congés, donnent leur temps, leur énergie, leur engagement, leur loyauté au Parti, et même leur argent pour que cette magnifique fête existe.
Fabien Gay ne s’y trompe pas lorsqu’il demande aux communistes de mettre la main à la poche pour qu’elle continue d’exister.
Et c’est justement parce qu’elle est la fête des communistes qu’elle est ouverte.
Ouverte à toute la gauche, aux forces syndicales, aux associations, aux artistes, aux débats, aux désaccords, c’est sa force.
Mais accueillir ne signifie pas s’effacer.
Depuis plusieurs éditions, certaines attitudes, certaines provocations de militants LFI à l’égard des communistes finissent par poser un vrai problème politique.
On peut avoir des désaccords.
On peut défendre des stratégies différentes.
On peut soutenir des candidatures différentes.
Mais il y a un moment où la confrontation cesse d’être un débat pour devenir une logique de défi permanent.
Et voir Jean- Luc Mélenchon publier une photo aérienne de la fête de l’Humanité avec ce commentaire - « Nous sommes prêts. Soyez prêts. »- est pour beaucoup d’entre nous, la provocation de trop.
Parce que cette foule ne lui appartient pas.
Parce qu’elle est composée de milliers de personnes venues pour mille raisons différentes.
Parce qu’elle est aussi le résultat du travail de milliers de communistes.
Et parce qu’en transformant cette image en démonstration de force présidentielle, il fournit immédiatement aux médias de quoi se gausser de nous : une nouvelle bataille de chiffres, une nouvelle guerre à gauche, une nouvelle comparaison de jauges.
À quoi sert ce concours ?
À qui profite - t’il ?
Certainement pas à la gauche !
Et soyons précis, le meeting de la Fête, c’est celui de la grande scène.
C’est de là que Fabien Roussel - Page nationale a lancé la campagne VIVRE.
Et merci, ce lancement est une réussite.
Il a rassemblé. Il a donné une direction.Il a installé un mot, une campagne, une perspective.
Ce n’est pas la même chose qu’un stand transformé de fait en meeting,avec des problèmes très concrets de circulation, capacité d’accueil et de sécurité.
Là aussi,il faudra poser le problème et poser des règles claires.
Mais le sujet principal reste politique, même si la sécurité, et je tiens à le dire est un sujet éminemment politique.
Mon sujet, c’est le fond, le fond de ma colère aussi.
L’adversaire de classe, ce n’est pas le PCF.
Ce n’est pas Fabien Roussel.
Ce ne sont pas les communistes.
L’adversaire, c’est la droite et l’extrême - droite.
Et nos débats ce week-end l’ont montré.
Sur l’industrie, sur le combat contre l’extrême - droite, la santé, la loi intégrale contre les violences faites aux femmes et aux enfants, le travail, les services publics,les libertés, la paix, nous savons très bien où sont les affrontements politiques de classe.
Nous, nous faisons de la politique.
Nous pouvons avoir des désaccords profonds à gauche.
Nous devons même les assumer.
Mais nous enfermer dans une compétition de foule,d’images et de chiffres entre candidats de gauche, c’est se tromper d’adversaire et se tromper de combat.
Et c’est une faute politique grave et lourde de conséquences pour la suite.
La fête de l’Humanité est ce que les communistes en font.
Elle est ouverte à toute la gauche.
Elle n’a pas vocation à devenir le terrain d’un match entre nous, et à servir d’arbitre.
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