Le Liban dit qu’il n’a pas les moyens de reconstruire les zones détruites par la guerre avec Israël

Publié le par FSC

Les agences de presse du 02 octobre 2026

 

A Nabatiyé, dans le sud du Liban, le 21 juin 2026. MAHMOUD ZAYYAT / AFP

 

Selon le premier ministre libanais, le pays a besoin d’« un important financement » pour la reconstruction, après deux guerres entre le Hezbollah et Israël.
L’Etat libanais n’a pas les moyens de reconstruire les régions du Sud détruites lors de la guerre avec Israël, a reconnu, vendredi 2 octobre, le premier ministre, Nawaf Salam, lors d’une tournée dans la ville de Nabatiyé, dans le sud du pays, sous le feu israélien.
« Je mesure l’ampleur de la crise (…), je comprends les souffrances de ceux qui ont perdu leur maison, leur emploi ou leur source de revenus, de ceux qui attendent de pouvoir reconstruire leur maison et retourner chez eux », a dit le chef du gouvernement. « Mais l’ampleur des besoins dépasse les moyens de l’Etat libanais et sa capacité à assumer seul ces charges », a encore dit M. Salam dans cette grande ville du Sud partiellement détruite par les frappes israéliennes. Il a souligné que l’Etat libanais avait besoin d’« un important financement » pour la reconstruction, après deux guerres entre le Hezbollah et Israël.


En mars, le groupe pro-iranien a entraîné le Liban dans la guerre régionale en soutien à l’Iran, visé par des frappes israélo-américaines, après avoir mené une première guerre contre Israël entre octobre 2023 et novembre 2024 en solidarité avec le Hamas palestinien. Les deux guerres ont fait près de 9 000 morts au Liban et les autorités libanaises estiment que la reconstruction pourrait coûter jusqu’à 27 milliards de dollars (24 milliards d’euros).

La violence n’a pas cessé


En juin, le Liban et Israël ont conclu un accord-cadre sous l’égide des Etats-Unis, qui prévoit le retrait progressif des forces israéliennes sous réserve d’un désarmement du Hezbollah. Mais sa mise en œuvre piétine et Israël a prévenu qu’il resterait dans le sud du Liban tant que perdureraient des menaces pour sa sécurité.
La violence a diminué depuis cet accord et le protocole d’accord conclu entre les Etats-Unis et l’Iran en juin, mais elle n’a pas cessé, Israël continuant à mener des attaques contre le sud du Liban et à procéder à des explosions et dynamitages dans les localités qu’il occupe, alors que le Hezbollah refuse de désarmer.
Le premier ministre a souligné que la reprise de contrôle de l’Etat libanais sur le sud du pays était « la seule voie à suivre pour ne pas [se] retrouver encore face à une nouvelle guerre, à de nouveaux prétextes pour attaquer le Liban ou à une nouvelle extension de l’occupation » israélienne.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article