Reçu d'une camarade.
Sur les fascistes ukrainiens, putschistes guidés par "l’Occident", nous avons droit aux élans de Fabius et aux gesticulations d’un État pitoyable, aligné sur Washington, envoyant ses Mirage au-dessus de la Pologne et des États baltes: on se croirait en 1940 avec le radical Daladier et le cagoulard Weygand préparant les opérations militaires en Finlande et les bombardements sur le Caucase soviétique en attendant tranquillement l’envahisseur, le vrai, sur le prétendu "front du Nord-est" abandonné.
L'Ukraine, caverne d’Ali-Baba, était un but de guerre majeur des empires centraux (Reich et Autriche Hongrie) en 1914, elle était aussi un des principaux objectifs du IIIème Reich dans le cadre du "Drang nach Osten". Les impérialismes américain et allemand, alliés mais néanmoins concurrents, ne cessent depuis 1989 d’étendre leur zone d’influence à l’Est (après y avoir travaillé sans répit depuis 1945, si, si).
Mais sur Pravy Sector et consorts, "démocrates" convaincus qui mènent la guerre "de terreur" en vue du rattachement de l’Ukraine à l’"Occident" et qui grillent dans la Maison des Syndicats d’Odessa les russophones privés (entre autres) du droit d’usage de leur langue, les directions syndicales n’ont rien à dire ? Il conviendrait donc pour pouvoir se rallier à "l’Europe (dite) sociale" (c’est à dire à la Confédération européenne des syndicats), de renoncer à toute analyse de l’impérialisme et d’abdiquer toutes les traditions de solidarité internationale de notre mouvement syndical?