GAZA solidarité : Halte au crime!

Publié le par FSC

Nous nous faisons écho des appels qui émanent de la CGT  : celui de l'Union départementale de Paris et la déclaration confédérale.

CFDT : rien en particulier sur son site national à la rubrique actualité, sans doute conséquence de l'alignement sur Hollande et Valls qui préfèrent interdire à Paris la libre expression et le droit de manifester suscitant ainsi les troubles qu'ils espéraient.

Car en effet, comme plusieurs observateurs l'ont remarqué c'est à Paris, la seule ville où les manifestations en solidarité au peuple palestinien ont été interdites que des incidents se sont produits!

 

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Gaza. Déclaration de l'UD CGT de Paris

L’UD CGT Paris est indignée par les bombardements de Gaza qui ont déjà tué de nombreux civils, dont des enfants. Elle condamne fermement ces actes commis par l’armée israélienne. Les années de blocus insoutenable que subit la population de Gaza et les difficultés politiques, économiques et sociales qui en résultent, éloignent la perspective d’une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens, ainsi que la réalisation effective de l’Etat palestinien. Cette nuit, les chars israéliens sont entrés dans Gaza, aggravant encore la situation.

La colonisation israélienne et l’accaparement des terres et des ressources palestiniennes se poursuivent à marche forcée. Le nombre de colons a doublé depuis 1993 pour dépasser un demi-million tandis que, géographiquement, les colonies continuent de s’étendre. Israël a transformé la bande de Gaza en camp d’internement à ciel ouvert : une occupation sans soldat. La nature du gouvernement Netanyahou, qui est le plus réactionnaire et le plus militariste de l’histoire d’Israël, aggrave la situation et éloigne les perspectives de paix.

Dans le monde et notamment dans les pays occidentaux, les citoyens ont été soumis à une couverture médiatique partisane, en faveur du pouvoir israélien, qui masque de façon particulièrement indigne la dissymétrie du conflit. Suite aux mobilisations en faveur de la paix, et en raison aussi de l’horreur des images des victimes de la guerre, dont des enfants, les médias semblent un peu évoluer dans leur communication ces dernières heures.

Le gouvernement Hollande-Valls soutient le gouvernement Netanyahou et participe à la propagande de guerre : c’est une faute politique qui est commise, en faveur des puissants. Nous dénonçons les sociétés multinationales, notamment celles qui ont leur siège en France, qui commercent avec Israël et font du profit sur fond de néocolonialisme. Il y a donc lieu d’exercer une pression économique sur ces sociétés multinationales et sur l’Etat d’Israël. La recherche de la paix est à ce prix.

Avec de nombreuses autres organisations, l’UD CGT de Paris exige la paix. Elle passe notamment par la mise en œuvre des frontières de 1967, par la reconnaissance de la Palestine comme Etat souverain, membre à part entière de l’ONU, et par la fin du blocus de Gaza. Nous soutenons les pacifistes, les syndicalistes, les artistes et intellectuels, les populations manifestant en faveur de la paix, partout dans le monde, y compris en Israël.

Dimanche 13 juillet, une manifestation a rassemblé des milliers de personnes dans les rues de Paris pour protester contre les bombardements israéliens sur Gaza. Des incidents ont éclaté en fin de la manifestation, à proximité de deux synagogues, entre manifestants et militants de la Ligue de Défense Juive, organisation d’extrême droite déjà mêlée à des agressions contre des militants pro-palestiniens, et interdite en Israël. Plusieurs témoignages font état de provocations en provenance de militants de la LDJ à proximité de la manifestation. Des accusations d’antisémitisme ont été faites, et certaines voix se sont élevées pour demander l’interdiction des manifestations de soutien au peuple palestinien.

Nous condamnons les provocateurs et ceux qui, au Proche Orient comme en France, travaillent à dénaturer en tensions religieuses ce conflit politique israélo-palestinien qui résulte de l’impérialisme israélien.


Il semble que la Préfecture de police envisage l’interdiction de la manifestation parisienne prévue pour samedi 19 juillet. La récente interdiction de celle de Nice nous choque. L’UD CGT de Paris agit en toutes circonstances pour l’effectivité du droit à manifester, du droit à exprimer sa solidarité. Nous avons déjà appelé à manifester, notamment les 11 et 16 juillet. Nous continuons à appeler à se saisir de toutes les occasions d’exprimer sa solidarité avec le peuple palestinien.

                                                                                                                             Paris, le 18 juillet 2014

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Adresse de Thierry Lepaon aux travailleurs de Palestine

vendredi 18 juillet 2014

Au nom de tous les militants de la Confédération générale du travail, je tiens à faire part de notre profonde indignation et de notre totale solidarité face aux bombardements meurtriers dont sont victimes les travailleurs et la population de Gaza depuis maintenant une dizaine de jours.

Nous suivons très attentivement l’évolution de la situation, depuis la France, et sommes extrêmement scandalisés par le bilan humain qui s’aggrave d’heure en heure, ainsi que par les informations qui nous parviennent s’agissant, notamment, des importants dégâts causés par les raids israéliens sur près d’une centaine d’écoles, de la suspension des services publics et des sérieuses menaces qui pèsent désormais sur l’approvisionnement en eau des habitants de Gaza.

Nous avons également été choqués d’apprendre que l’un de ces bombardements aurait visé et détruit, le mercredi 16 juillet, la maison de Sami Amassi, Président de la Palestinian General Federation of Trade Unions (PGFTU) de Gaza.

A tous les travailleurs de Palestine, à tous les militants de la PGFTU, à toutes les populations otages de cette situation terrifiante, en Israël comme en Palestine, la CGT réaffirme sa totale solidarité.

Nous avons condamné et continuerons de condamner le déferlement de feu qui s’abat sur Gaza, réaffirmant notre totale opposition à toutes formes de violence, d’où qu’elles viennent. Nous sommes en effet convaincus que l’escalade de la violence menace chaque jour davantage la recherche d’une issue politique au conflit israélo-palestinien, seule capable de permettre aux peuples de la région de vivre en paix.

Signataire de deux appels du Collectif français pour une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens, lancés les 11 et 15 juillet derniers, la CGT a participé à la délégation de ce collectif qui a été reçue, le 11 juillet, au ministère des Affaires étrangères français, pour exhorter notre gouvernement à sortir de son inertie et à intervenir au plus vite auprès du pouvoir israélien et du Conseil de sécurité de l’ONU.

Mercredi encore, au moment où de nouvelles frappes traumatisaient les populations de la région, tuant encore de nombreuses personnes à Gaza, dont plusieurs enfants, et obligeant des milliers d’autres à fuir leurs habitations, nous avons participé à un rassemblement à Paris qui a été l’occasion d’exiger l’arrêt immédiat des bombardements, l’application des résolutions des Nations unies et la mise en place de sanctions économiques et juridiques à l’encontre du gouvernement israélien qui ne respecte pas le droit international, l’ouverture de négociations sur le démantèlement des colonies et la levée du blocus de Gaza.

Depuis trop longtemps les travailleurs et la population de Gaza subissent en effet un blocus insoutenable qui conduit à l’aggravation du chômage, de la pauvreté et annihile toute perspective d’avenir pour la jeunesse. En violant de façon répétitive et assumée le droit international, Israël tend à faire prévaloir partout une logique de fait accompli, déstabilisant ainsi la région et fragilisant les efforts internationaux pour la paix. La CGT réaffirme son soutien à l’existence de deux états, Israël et Palestine, vivant côte à côte, dans le respect de la souveraineté et de l’indépendance de chacun.

Dans ce contexte, la CGT est aux côtés de toutes celles et ceux qui se mobilisent pour la paix et la justice et fera tout son possible pour peser sur le gouvernement français afin qu’il intervienne en faveur d’une solution pacifique au conflit.

Elle est résolument disponible à vos côtés.

A Montreuil, le 18 juillet 2014

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