sécurité des sites industriels : la sous-traitance en cause
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La sous-traitance doit être « réduite au strict minimum » dans les sites industriels sensibles, dits Seveso, car son accumulation est « incompatible avec une réelle sécurité », estime la fédération CGT des industries chimiques vendredi.
« Les gouvernements successifs refusent de voir» que «la sous-traitance en cascade, qui fait fonctionner à 80% ces installations, est quelque chose d'incompatible avec une réelle sécurité », écrit la FNIC CGT (Fédération de la Chimie) dans un communiqué conjoint avec le syndicat CGT LyondellBasell à Berre-l'Etang (Bouches-du-Rhône), le site touché mardi par deux explosions suspectes. « Comment peut-on garantir la santé, la sécurité d'installations dans lesquelles les employeurs ont éclaté les communautés de travail à force d'externalisations, de sous-traitance de services, d'externalisation de risques », demande la FNIC en rappelant que « les premières victimes "d'accidents" sont toujours les salariés».
La sous-traitance doit être « réduite au strict minimum » dans les sites industriels sensibles, dits Seveso, car son accumulation est « incompatible avec une réelle sécurité », estime la fédération CGT des industries chimiques vendredi.
« Les gouvernements successifs refusent de voir» que «la sous-traitance en cascade, qui fait fonctionner à 80% ces installations, est quelque chose d'incompatible avec une réelle sécurité », écrit la FNIC CGT dans un communiqué conjoint avec le syndicat CGT LyondellBasell à Berre-l'Etang (Bouches-du-Rhône), le site touché mardi par deux explosions suspectes. « Comment peut-on garantir la santé, la sécurité d'installations dans lesquelles les employeurs ont éclaté les communautés de travail à force d'externalisations, de sous-traitance de services, d'externalisation de risques », demande la FNIC en rappelant que « les premières victimes "d'accidents" sont toujours les salariés».
La « politique de l'autruche »
En matière de sécurité des sites industriels sensibles, c'est la « politique de l'autruche », affirme la fédération. Elle appelle le gouvernement à « une politique responsable », « dépourvue des intérêts financiers des multinationales qu'il soutient aveuglément ». Pour la FNIC, « la sous-traitance dans les sites Seveso doit être réduite au strict minimum et interdite pour le fonctionnement récurrent des installations » et ce sont les diverses instances du personnel (CHSCT et CE) « qui doivent déterminer ce qui relève de la sous-traitance et ce qui relève de l'activité organique de l'entreprise ».
Agir ainsi permettrait «une véritable formation à la santé, à la sécurité, à la protection de l'environnement», ajoute le syndicat. La ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, devait recevoir vendredi après-midi des responsables d'entreprises Seveso ainsi que des représentants du ministère des transports et de l'Intérieur.
