Journée morte dans les ports

Publié le par FSC

Manifestement la résistance aux choix politiques de la classe dominante s'étend!

Le pouvoir macronien et L'Union européenne mis en cause!

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SOURCE : Le Figaro

Pour la première fois, les pêcheurs appellent à des «journées mortes» dans les ports

Un tel mouvement est une première dans le secteur, dans un climat de tensions jamais vu depuis la crise du Brexit.

Pour la première fois, le comité national des pêches appelle à des journées mortes dans les ports français pour exiger du gouvernement des réponses à une série «d'attaques» fragilisant le secteur, dans un climat de tensions jamais vu depuis la crise du Brexit. Pas un bateau en mer, pas un poisson vendu, pas de mareyage, pas de transformation : l'opération inédite «filière morte» est prévue jeudi et vendredi, chaque comité local choisissant le ou les jours qui lui conviennent.
 
À Boulogne-sur-Mer, principal port français, où la mobilisation a démarré dimanche soir avec le blocage du port, la criée a fermé dès ce mardi: les pêcheurs ont prévenu les navires européens frayant dans la Manche de ne pas venir débarquer leurs poissons. «La coupe est pleine et il nous faut redonner un avenir à tous les acteurs de notre filière car aujourd'hui l'horizon est sombre», affirme le comité national des pêches.

 

Le comité précise que ces journées «filière morte» sont le fruit d'une «action unitaire», coordonnées entre pêcheurs, criées et mareyeurs: car à terme, «la disparition d'une partie de la flotte menacera directement tout le bassin d'emploi des ports, jusqu'aux usines de transformation». À l’issue d'une réunion avec le comité national, le secrétaire d'État à la Mer Hervé Berville s'est dit «solidaire de l'esprit du mouvement» et a promis de «renforcer le travail collectif» engagé, notamment contre certaines réglementations européennes, dans une déclaration à l'AFP.

L'harmonisation des règles de contrôle des pêches

Depuis plusieurs jours, la colère monte: manifestations musclées à Rennes ou Lorient, blocages à Boulogne, où le maire Frédéric Cuvillier a appelé dans l'après-midi à «faire front» au niveau 

européen, contre une réglementation qui va «mettre au ban des métiers, des traditions, des économies et finalement du patrimoine humain». Les professionnels dénoncent des «réglementations européennes inadaptées», notamment l'interdiction de la pêche de fond dans les aires marines protégées d'ici 2030, et la décision du Conseil d'État imposant d'ici six mois la fermeture de certaines zones de pêche en Atlantique afin de préserver les dauphins dont les échouages se sont multipliés dans le golfe de Gascogne.

Ils réclament le paiement des aides gazole, dont «certaines n'ont pas été versées depuis six mois», et l'harmonisation des règles de contrôle des pêches comme de sécurité des navires en France, où un mille-feuille administratif complexe paralyse les investissements faute de visibilité. En un mot, ils s'insurgent contre «le désengagement» de l'État.

 

 

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