EBOUEURS : acte 2 de la lutte pour le retrait de la contre-réforme
TOUS les chiens de garde, du public et du privé n'arrêtent pas d'évoquer la fin du mouvement, la diminution du nombre de manifestants, l'essouflement des grèves et des blocages ...
Peine perdue et démenti des faits : les travailleurs soutenus par la population n'entendent ps jeter l'éponge car c'est le peuple qui aura le dernier mot face çà un pouvoir isolé, discrédité ...
Situation illustrée par cette décision exceptionnelle du parlement qui n'a pas validé la nomination à la tête de Agence de la transition écologique (ADEME)
Du jamais vu. À l’issue de son audition, les députés et sénateurs ont refusé ce mercredi 12 avril de prolonger le mandat de Boris Ravignon à la tête de l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), l’agence chargée de piloter la transition écologique dans l’Hexagone.
C’est la première fois qu’un candidat proposé par l’Élysée – à l’Ademe ou ailleurs – est retoqué depuis cette procédure introduite en 2008 dans la Constitution, souligne une source parlementaire auprès de l’AFP.
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SOURCE : L'Humanité
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| L'arrêt de la collecte aura lieux la veille au soir de la décision du Conseil constitutionnel. © JACQUES DEMARTHON / AFP |
Les éboueurs et agents de traitements des déchets de la ville de Paris ont voté, mercredi 12 avril, pour mettre en place « l'acte 2 » d'une grève reconductible contre la réforme des retraites.
Dès jeudi soir, les trois incinérateurs seront bloqués et la collecte des déchets à l'arrêt.
C'est reparti pour un tour, après quinze jours de disparition progressive, les tas de poubelles devraient faire leur grand retour dans les rues de Paris. Les éboueurs de la régie municipale ont voté mercredi, à l’appel de la filière traitement des déchets de la CGT, pour une nouvelle grève reconductible afin de protester contre la réforme des retraites. Cet appel à la mobilisation est aussi adressé au secteur privé.
Effective à partir de jeudi et reconductible sur décision de censure ou non de la réforme des retraites par le Conseil constitutionnel, cette seconde grève entend être d'une plus grande ampleur que celle menée entre le 6 et le 29 mars.
Lors du précédent épisode, plus de 10 000 tonnes d'ordures s'étaient amoncelées dans les rues de la capitale. Faute de grévistes et remplacés par des entreprises privées dans certains arrondissements, les éboueurs avaient repris amèrement le chemin du travail au bout de 23 jours de grève.
Espérant pour de bon être entendus par Emmanuel Macron, les agents dénoncent une réforme qui « entend les condamner à une mort prématurée ». Dans un communiqué daté du 12 avril, la CGT promet de « travailler à reconduire et à étendre cette mobilisation, dans le cadre intersyndical le plus large, jusqu’au retrait de la contre-réforme des retraites Macron-Borne ».
Dès jeudi soir, les trois incinérateurs seront bloqués et la collecte des déchets à l'arrêt.
Nelly Metay
L'Humanité du 12 avril 2023
