STRASBOURG 6 AVRIL : agession policière sous ordre de la préfète du service d'ordre intersyndical

Publié le par FSC

Et dans ce cas ils n'ont même pas eu le prétexte d'un blackblock en tête de cortège !

Il s'agit donc bien d'une action délibérée pour faire peur et s'attaquer au droit de manifestation !

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La Préfète, les syndicalistes et les élu·es

Lors de la manifestation de ce 6 avril à Strasbourg, des membres du service d'ordre ont été chargés, matraqués et gazés par la police et ceci sans aucune sommation ni justification. Les faits sont graves et exigent l'ouverture d'une enquête. La préfète fait le choix de la provocation et de la diversion politique. Publication d’une vidéo, d’un communiqué intersyndical et de témoignages.

Les violences policières ne sont pas seulement la conséquence d’une doctrine de maintien de l’ordre qui serait à revoir intégralement, de fautes professionnelles ou encore de carences majeures dans la formation des policiers. Si ces faits sont bien avérés, les violences policières relèvent aussi et avant tout d’ordres qui sont donnés, de choix délibérés et d’une stratégie politique assumée. Le décideur est le Ministre de l’Intérieur, avec l’aval et même l'appui d’Elisabeth Borne et de Macron. Les exécutants de la décision politique sont les préfets et les préfètes. Ainsi que l'analyse très justement le collectif Rogue ESR dans son dernier billet "désormais, la fuite en avant est complète : l’exécutif a lié son sort à celui des secteurs factieux de la police, et sa figure dominante est un ministre de l’intérieur dont l’ancrage à l’extrême-droite est aujourd’hui reconnu par la presse internationale".

À Strasbourg comme ailleurs les relations se dégradent considérablement entre les forces de police et les manifestant·es. On se souvient de la nasse scandaleuse de la « Petite rue des dentelles », dans la soirée du 20 mars dernier, qui a mis en danger de nombreuses personnes. Voir ici l'enquête très précise de Rue89. Un palier a été franchi lors de la manifestation du 6 avril avec une charge délibérée contre des membres du service d’ordre intersyndical de la manifestation. Des coups de matraques ont conduit à une ITT de deux jours pour un responsable du SO. Je publie ci-dessous la vidéo de la charge contre le SO, le témoignage de trois camarades de la FSU, membres du service d’ordre, ainsi que le communiqué de presse de l’intersyndicale. On peut aussi voir le témoignage du responsable du SO dans le reportage de France 3 Alsace.

Les député·es NUPES Sandra Regol (EELV) et Emmanuel Fernandes (LFI) ont adressé un courrier à la Préfète demandant de faire la lumière sur les événements du 6 avril. La Préfète a répondu par une série de mensonges, immédiatement dénoncés dans une lettre ouverte par l’intersyndicale. La stratégie de la Préfète, Josiane Chevalier, dans l’extrême-droite ligne de Darmanin, est celle de l’avivement des tensions, de la diversion et de l’intimidation. Elle veut faire peur, non seulement par un emploi déraisonné de la force publique, mais aussi par la violence de ses attaques politiques. Au lieu de répondre à la question d’un emploi erratique, disproportionné et dangereux de la force par les policiers qui agissent sous son autorité, elle fait le choix de l’attaque en signalant auprès de la procureure un collaborateur parlementaire de La France Insoumise, lequel a fait un travail de rassemblement des témoignages des personnes victimes de la nasse et des violences policières du 20 mars. Pour plus de détails voir ici l’article de Rue89 Strasbourg. Entre le 20 mars et le 6 avril, la boucle est bouclée : attaque des élu·es de la République et des syndicalistes. Le fascisme n’est pas loin !

 

A la veille d’une nouvelle journée de grève et de manifestations nationales, nous n’avons plus le choix. Il nous revient de mettre la police sous surveillance rapprochée. La police nous surveille. Surveillons-la ! Ne nous laissons pas faire. L’heure est à la riposte.

Siamo tutti antifascisti !

Pascal Maillard

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