L’armée israélienne bombarde Khan Younès

Publié le par FSC

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SOURCE  : Agence Frace Presse 22 janvier 2024

 

 

L’armée israélienne bombarde lundi 22 janvier Khan Younès, épicentre des affrontements dans le sud de Gaza, tandis que des familles d’otages en Israël exhortent le gouvernement Netanyahu à accepter un accord avec le Hamas pour favoriser leur libération.


Au cours de la nuit de dimanche à lundi, des témoins ont fait état de frappes israéliennes sur Khan Younès, voire aussi de combats acharnés entre les soldats et des résistants du Hamas.
Près de la frontière avec le Liban, les sirènes anti-roquettes ont retenti dans la nuit, selon l’armée israélienne.


Plusieurs localités du sud du Liban avaient été la cible dimanche de frappes israéliennes ayant tué un résistant du Hezbollah, a indiqué à l’AFP.
Au quatrième mois de cette guerre, Israël a tué « environ 20% à 30% » des résistants du Hamas, et est encore loin de son objectif de destruction du mouvement, estime le renseignement américain, selon le Wall Street Journal.
D’après ce quotidien, les Etats-Unis, le Qatar et l’Égypte, pays ayant joué le rôle de médiateur lors de la trêve en novembre, tentent de convaincre Israël et le Hamas d’approuver un plan qui permettrait entre autres de libérer tous les otages en échange d’un retrait israélien de Gaza.
Dans la nuit, des proches des otages et des sympathisants se sont rassemblés près de la résidence officielle de Benjamin Netanyahu, à Jérusalem, pour demander un accord en vue de leur libération.


« Nous entendons parler d’une proposition des États-Unis, du Qatar et de l’Égypte. Nous demandons à notre gouvernement d’écouter, de s’asseoir à la table des négociations et de décider d’accepter cet accord ou tout autre accord qui conviendrait à Israël », a dit sur place Gilad Korenbloom, dont le fils est otage à Gaza.
« En tant que citoyens, nous avons tous un contrat avec le pays. Nous servons le pays, nous payons nos impôts, nous envoyons nos enfants servir le pays. En échange de ce service et de ces impôts, nous attendons du gouvernement qu’il assure notre sécurité », a renchéri John Polin, père aussi d’un otage.


« Le matin du 7 octobre, ce gouvernement et ce Premier ministre nous ont totalement abandonnés (...) Nous demandons au gouvernement de jouer son rôle, de proposer un accord, de le mener à bien et de ramener en vie les otages restants », a-t-il ajouté.
Le ministre français des Armées, Sébastien Lecornu, rencontre lundi 22 janvier des familles d’otages, avant de s’entretenir avec Benjamin Netanyahu et son ministre de la Défense Yoav Gallant.


Et les ministres européens des Affaires étrangères reçoivent à Bruxelles, séparément, les chefs des diplomaties israélienne Israël Katz et palestinienne Riyad al-Maliki pour discuter d’une solution politique au conflit.
Au 108e jour, lundi 22 janvier, de la guerre, la situation humanitaire et sanitaire demeure critique selon l’ONU à Gaza où au moins 1,7 million de personnes (plus de 80% de la population) ont fui leur maison pour tenter de se protéger des combats.
Abdelrahmane Iyad, blessé à Gaza et désormais soigné à bord du porte-hélicoptères français Dixmude, à quai en Egypte, n’a pas eu le temps de quitter sa maison lorsque celle-ci a été touchée.


« Quand ils ont bombardé la maison, j’ai été projeté dans les airs et j’ai heurté le mur de la maison de nos voisins. Ma jambe était coincée sous le plafond brisé, et une pierre a frappé l’avant et l’arrière de ma tête. J’ai perdu connaissance », souffle-t-il.
« J’étais avec mes parents, mon frère, ma soeur, ma seconde soeur et son mari ainsi que leur fille. Ils sont tous décédés. Je suis le seul survivant. »

 

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