« L’épicentre de la modernisation mondiale ». Article de G.A. Ziouganov dans la revue de l’Académie chinoise des sciences sociales
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La Chine, dirigée par le président Xi Jinping, propose une voie qui allie progrès et justice
Journal « Pravda ». Guennadi Ziouganov, président du Comité central du KPRF, docteur en philosophie.
1er juillet 2025
La revue théorique de l’Académie chinoise des sciences sociales « Études marxistes » paraît tous les mois. Le sixième numéro de 2025 vient de paraître. Il contient un article du président du Comité central du KPRF, chef de la fraction communiste à la Douma d’État, docteur en sciences philosophiques G.A. Ziouganov.
Cet article a été publié à la demande de la rédaction du magazine. Il est consacré à l’analyse des causes fondamentales du succès de la RPC sur la voie de la construction du socialisme. Une attention particulière est accordée à la dénonciation des différentes attaques de la propagande occidentale contre l’expérience chinoise. L’importance mondiale des succès socio-économiques et socio-politiques de la RPC est soulignée. Bien entendu, cet article aborde les questions des relations russo-chinoises et du développement des liens entre le PCC et le KPRF.
La vie de la Chine connaît actuellement des changements décisifs. À l’issue de son 14e plan quinquennal, le pays se fixe de nouveaux objectifs ambitieux. Leur réalisation a des répercussions directes sur le reste du monde. Il est extrêmement important que Pékin lui-même se prononce sur la scène internationale en faveur du développement universel, du passage de l’hégémonisme à l’égalité, de l’unipolarité à la justice. Plus l’influence de la RPC dans le monde s’accroît, plus la réalisation de ces objectifs progressistes se rapproche.
Les succès de la Chine contre les mensonges des impérialistes
L’eurocentrisme, ou plus précisément l’occidentalisme, a causé beaucoup de malheurs à l’humanité. Il a réussi à imposer à la population de nombreux pays l’idée fondamentalement fausse que l’Occident représente la meilleure et la seule voie de développement possible. Les élites capitalistes se sont ainsi facilité la tâche en matière d’expansion.
À l’heure actuelle, l’oligarchie mondiale a complété ses moyens économiques d’influence sur les autres pays par toute une série d’autres instruments. Parmi ceux-ci, on peut citer l’activité tentaculaire des médias mondialistes, l’influence sur le système éducatif et la culture de masse, la promotion de « programmes humanitaires » à caractère subversif. Grâce à ces mécanismes, des groupes d’influence compradores se forment au sein des sociétés non occidentales. Utilisant leurs propres capacités, ils poussent leurs pays dans les bras du capital mondial.
Les résultats sont tragiques. Des dizaines de pays dans le monde sont pillés de leurs ressources. Ils sont étranglés par la dette. Les systèmes culturels et éducatifs se décomposent. Il en résulte une perte de souveraineté réelle.
Notre patrie a également suivi cette voie dramatique dictée par les impérialistes occidentaux. En 1991, elle a été divisée de force en 15 parties faibles, dépendantes, frappées par de nombreux maux graves et tombées dans la servilité envers Washington. La destruction de l’URSS a encore aujourd’hui des répercussions extrêmement négatives sur la vie de nos peuples. L’Ukraine, tombée sous la coupe de l’OTAN, est en proie à des troubles. La situation est instable en Moldavie, dans le Caucase du Sud et en Asie centrale. Tout cela parce que les causes profondes de la crise n’ont pas été éliminées et que les conclusions qui s’imposaient n’ont pas été tirées.
L’Occident a préparé un scénario tout aussi triste pour la Chine. Dans les années 1980, il y avait aussi en RPC des « super-réformateurs » qui voulaient mettre en place un analogue de la perestroïka de Gorbatchev et Yakovlev. Ils étaient prêts à mener une occidentalisation totale du pays. Heureusement, les dirigeants de la RPC, avec à leur tête Deng Xiaoping, ont su reconnaître à temps cette tendance et son caractère destructeur.
En optant pour une politique de réformes et d’ouverture, Pékin a poursuivi sa marche vers le socialisme. La plupart des dirigeants chinois à différents niveaux n’avaient pas l’intention de mettre en péril l’avenir de leur pays. Tout changement en Chine ne se produit qu’après une analyse approfondie et exhaustive. Il est mis en œuvre en fonction des particularités du peuple et de l’État, conformément à la sagesse ancestrale qui consiste à « traverser la rivière en tâtant les pierres ».
Malgré les nombreuses leçons à tirer, le centrage occidental conserve ses positions. C’est pourquoi la politique mondiale et les médias accordent une attention disproportionnée aux événements qui se déroulent aux États-Unis et en Europe. Le retour au pouvoir de Donald Trump est présenté comme un facteur décisif pour l’avenir de l’humanité. Certains le font avec un signe négatif, d’autres avec un signe positif, et ce avec tant d’énergie qu’on pourrait croire que le remaniement des figures de proue de la politique impérialiste de Washington pourrait changer radicalement la donne.
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