La répression policière ... comme réponse à la résistance populaire ! le 10 ... et sa suite

Publié le par FSC

Laurent BRUN CGT

 
Aujourd’hui la CGT recense plus de 250000 manifestants et 1000 grèves. Ce n’est pas un comptage exhaustif.
C’est donc une très bonne journée de mobilisation.
Les élucubrations du Gouvernement sont déjouées : les 100000 sont largement dépassés, même selon leurs propres chiffres.
Ce matin, à la bourse nationale du travail de Montreuil, siège de la CGT, nous avons été témoins des provocations policières. A 7h 500 manifestants se sont rassemblés sur le troittoir. Ambiance bon enfant, fanfare, stand café, beaucoup de jeunes. A deux reprises, sans aucune raison (aucun projectile, aucun mouvement de foule, etc) les CRS ont envoyé des gazs lacrymogène. Nous avons pris la décision s’ouvrir les grilles du siège pour protéger les jeunes qui se sont réfugiés à deux reprises pendant quelques minutes sur le parvis de la CGT. Il est scandaleux que les forces de l’ordre cherchent à provoquer plutôt qu’à apaiser. Les directives du ministre de l’intérieur sont scandaleuses et antirépublicaines !
Le traitement médiatique qui fait de la violence le sujet principal de discussion est également une manipulation abjecte.
Le Gouvernement, qui a tout fait pour maximiser ce chiffre, annonce 473 arrestations. Il n’y a meme pas la moitié de gardes à vue et probablement très peu de mise en examen comme à chaque fois. Cela fait 0,09% de manifestants mis en garde à vue. On peut l’affirmer : Les manifestants n’étaient pas violents !
Les actions ont été tout à fait pacifiques, sans violence, mais déterminées.
Il y a une plus grande proportion (et de loin) de (ex)ministres mis en examen dans le gouvernement déchu !
Sur l’impacte, la mobilisation citoyenne - notamment des jeunes - est un fait politique très positif qui a renforce le mouvement social.
Mais sans polémique, concernant l’impact économique, je reste persuadé que les nombreuses grèves ont pesées plus sur l’économie que les tentatives de blocages routiers.
C’est en partie ce qui a manquée en 2023 sur les retraites.
Cette foi ci nous devons gagner l’implication des salariés en colère dans la grève (ce qui n’empêche pas, par ailleurs, que des citoyens veuillent à nouveau organiser des blocages).
La Direction Confederale réuni le CCN en visio demain pour faire un point et une analyse plus complète.
Désormais il faut preparer une étape suivante, plus puissante, avec plus de grevistes, plus de manifestants le 18 septembre.
Pour imposer une rupture complète avec la politique économique et sociale de Macron, il faudra être beaucoup plus nombreux.
Nous devons activer nos syndicats, nos réseaux, multiplier les AG de salariés dans les entreprises pour discuter de la situation et les gagner à l’action pour la victoire !
 
 
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