« Comment voulez-vous réhabiliter les salles de classe si vous n’avez pas de ciment ? » : le système d’éducation doit pouvoir bénéficier de l’aide humanitaire, selon l’Unicef

Publié le par FSC

les agences de presse du 25 octobre 2025

 

Dans une école des Nations unies, endommagée lors d’une opération militaire israélienne et servant de refuge à des personnes déplacées, dans la ville de Gaza, le 1ᵉʳ octobre 2025. EBRAHIM HAJJAJ/REUTERS

 

« C’est la troisième année qu’il n’y a pas d’école », souligne de Jérusalem le directeur régional Moyen-Orient d’Unicef, Edouard Beigbeder, tout juste revenu jeudi du territoire palestinien. « Si on ne démarre pas une transition réelle pour tous les enfants en février, on va rentrer dans une quatrième année. Et là, on peut parler d’une génération de perdue », avertit-il dans un entretien à l’Agence France-Presse.
« 85 % des écoles sont détruites ou inutilisables », et nombre de celles encore debout servent d’abri pour les déplacés, témoigne le responsable. L’une des priorités, explique l’Unicef, est qu’Israël autorise l’entrée dans le territoire de matériel pour établir des écoles semi-permanentes, mais aussi du matériel scolaire considéré comme non vital.
Jeudi, l’Organisation mondiale de la santé a affirmé que l’aide humanitaire entrant à Gaza restait « insuffisante », et la « faim toujours présente ». « Comment voulez-vous réhabiliter les salles de classe si vous n’avez pas de ciment ? Et puis surtout, il nous faut des cahiers, des livres, des équerres, des tableaux, un minimum », insiste M. Beigbeder. « La nourriture, c’est la survie. L’éducation, c’est l’espoir », dit-il.

 

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