Plus de 20 journalistes arrêtés, selon Reporters sans frontières
Avec les agences de presse du 03 octobre 2025
![]() |
| Le nombre des journalistes Palestiniens assassinés à Gaza est de 254 à la date du 02 octobre 2025 selon le syndicat des journalistes Palestiniens. |
Reporters sans frontières (RSF) a dénoncé l’arrestation de « plus de 20 journalistes internationaux » par les forces israéliennes lors de l’interception entre mercredi et jeudi de la Flottille pour Gaza et exigé leur « libération immédiate »
« Arrêter les journalistes et empêcher leur travail constituent des graves entraves au droit d’informer et d’être informé. RSF dénonce l’arrestation illégale de professionnels de l’information embarqués sur ces navires afin de couvrir une opération humanitaire d’une ampleur inédite », a déclaré Martin Roux, responsable du bureau crises de RSF dans un communiqué diffusé jeudi soir.
Selon l’ONG française de défense de la liberté de la presse, une vingtaine de journalistes se trouvaient à bord parmi lesquels des journalistes de rédactions espagnoles (le quotidien El País), qatarienne (la chaîne Al-Jazeera), italienne (le diffuseur public RAI), turque (le média public TRT). Notre collègue Émilien Urbach est quant à lui le seul journaliste de la presse nationale française a compté parmi les personnes arrêtées.
« Les différentes rédactions demeurent sans nouvelles de leurs journalistes », affirme RSF. Sans contact avec Émilien Urbach depuis « jeudi à 3 heures du matin », le syndicat SNJ-CGT de l’Humanité dénonce vendredi dans un communiqué « une entrave inacceptable au libre exercice du métier de journaliste » et exige sa libération immédiate comme celle de tous les membres de la Global Sumud Flotilla.
« Comme le reste des professionnels de l’information arrêtés par les forces israéliennes, le journaliste (Émilien Urbach) serait vraisemblablement retenu au port d’Ashdod, à mi-chemin entre Tel Aviv et la bande de Gaza », a ajouté RSF dans son communiqué.
Le directeur de l’Humanité, Fabien Gay, a interpellé le président de la République, Emmanuel Macron, sur cette « attaque inacceptable contre la liberté de la presse et le droit d’informer ».
