Marche à la guerre de l’État Français : place aux milices privées !
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On ne soulignera jamais assez aussi, que dans sa déclaration devant les maires de France le général MANDON, chef d'état major des armées fait appel explicitement - contrairement aux politiques réactionnaires menteurs patentés - au consentement à la mort et à la soufrance de la jeunesse, MAIS dans le même mouvement au consentement " de souffrir économiquement parce que les priorités iront à de la production de défense "
Manière directe de demander à approuver et pas seulement dans la jeunesse les attaques massives contre les conquis sociaux issus des luttes populaires et du rapport de force de la Libération notamment!
La lutte pour la PAIX étant inséparable de la défense et de l'extension des droits sociaux et du bien être de la population dan son ensemble !
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Communication de Stéphane MARTIN :
L’État a anticipé dès 2023 les dispositions légales propices à la mobilisation des ressources en biens matériels et en personnes nécessaires pour mener la guerre (cf. extraits Loi n° 2023-703 du 1er août 2023 relative à la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense) :
« Art. L. 2212-1.-En cas de menace, actuelle ou prévisible, pesant sur les activités essentielles à la vie de la Nation, à la protection de la population, à l'intégrité du territoire ou à la permanence des institutions de la République ou de nature à justifier la mise en œuvre des engagements internationaux de l’État en matière de défense, la réquisition de toute personne, physique ou morale, et de tous les biens et les services nécessaires pour y parer peut être décidée par décret en Conseil des ministres. Ce décret (n° 2024-895 du 1er octobre 2024) précise les territoires concernés et, le cas échéant, l'autorité administrative ou militaire habilitée à procéder à ces mesures.
« Ces mesures peuvent être mises en œuvre sans préjudice des autres régimes légaux de réquisition.« Art. L. 2212-2.-Lorsqu'il n'est pas fait application de l'article L. 2212-1 et sans préjudice de l'article L. 4231-5, en cas d'urgence, si la sauvegarde des intérêts de la défense nationale le justifie, le Premier ministre peut ordonner, par décret, la réquisition de toute personne, physique ou morale, de tout bien ou de tout service.
« Il peut également habiliter l'autorité administrative ou militaire qu'il désigne à procéder aux réquisitions.« Art. L. 2212-9.-Est puni d'un emprisonnement de cinq ans et d'une amende de 500 000 euros le fait de ne pas déférer aux mesures légalement ordonnées en application des articles L. 2212-1 et L. 2212-2
Marche à la guerre que l'on retrouve dans le récent document produit par le Secrétariat général de la Défense et de la Sécurité Nationale placé auprès du premier ministre, Revue Nationale Stratégique 2025 qui confirme la nécessité d'une France devant orienter son économie pour se préparer à la guerre, en lien étroit et renforcé avec l’espace euro-atlantique, agissant comme moteur de l’autonomie stratégique européenne, face à une source de danger majeur, la Russie.
Extrait p. 26 alinéa 112 : « l’hypothèse d’une participation des armées françaises à une guerre majeure de haute intensité dans le voisinage de l’Europe et le risque d’actions concomitantes déstabilisatrices de nature hybride pour la sécurité intérieure de la France atteignent un niveau inégalé depuis la fin de la guerre froide. La menace d’une guerre conventionnelle majeure sur le territoire national hexagonal n’est en revanche pas considérée comme crédible ».
Marche à la guerre dont le kit de survie 72h est manifestement surtout un moyen pour l’État de préparer les esprits à la guerre !
Marche à la guerre accompagnée par l'association des Maires de France à l'occasion de leur 107ème congrès, en novembre dernier. Y était invité le général MANDON, Chef d’État-Major des Armées. Celui-ci s'y est publiquement exprimé mardi 19 novembre, pour expliquer la nécessité pour les Français d’accepter des sacrifices afin de se préparer à l’invasion de l’Europe de l’Ouest par la Russie : sacrifices par rapport à la vie de nos enfants ; sacrifices par rapport à nos conditions économiques et sociales d‘existences : "Si notre pays flanche parce qu'il n'est pas prêt à accepter de perdre ses enfants, parce qu'il faut dire les choses, de souffrir économiquement parce que les priorités iront à de la production de défense, par exemple ; si on n'est pas prêt à ça, alors on est en risque".
Comment un chef d’État Major a-t-il pu disposer d’une telle tribune publique pour déployer un discours de nature essentiellement politique à l’égard d’élus locaux ? Comment a-t-il pu s’autoriser à leur demander de contribuer à la mobilisation des forces vives de la Nation, à convaincre les familles de se soumettre à l’effort de guerre et d’accepter de continuer à s’appauvrir, à se préparer à la mort de leurs enfants ? A les convaincre, aussi, d’une impossible d’alternative à la baisse des dotations de l’État aux Communes, donc d’une dégradation inéluctable des services publics rendus à la population ?
Il apparaît en effet difficile de croire que le CEMA se soit présenté à cette éminente tribune d’élus locaux de sa propre et seule initiative. Cette opération de militarisation de la communication gouvernementale remet gravement en cause le principe de séparation stricte des rôles entre les acteurs politiques et les militaires, brouillant les lignes de responsabilités entre décideurs et exécutants.
Au regard du niveau élevé de transgression de ce principe, il paraît impossible qu’il ait pu intervenir autrement que dans un cadre de service commandé, de manière concertée entre le Président de la République et le Président et le conseil d’administration de l'association des maires de France. Force est de constater que ni le CEMA, ni l’association des Maires de France n'ont d'ailleurs été empêchés de collaborer à l’organisation de cette tribune publique. La légitimité de son intervention a même été confirmée publiquement a posteriori par le Chef de l’État... chief manager et de plus en plus chef de guerre.
Cette séquence politique marque donc une grave nouvelle dérive des institutions, encouragée du plus haut niveau de l’État, exposant la France à des risques majeurs, tant sur le plan intérieur qu’extérieur, au point que près de 200 000 citoyens ont déjà signé la pétition demandant aux parlementaires la destitution du chef de l’État.
Mais ça ne suffit manifestement pas. Un discret décret de fêtes de fin d'année (Décret n° 2025-1030 du 31 octobre 2025 relatif aux opérateurs de référence du ministère des armées pour la coopération militaire internationale), permet d'encore accélérer la marche à la guerre par la création d’opérateurs militaires privés, semble t-il de manière illégale. "Un décret qui permet tout simplement à Emmanuel Macron de créer des armées privées, c’est-à-dire de ne pas envoyer en opérations des militaires français mais des prestataires privés sur ordre (comme Wagner ou Black Water)".
Extrait : "Les opérateurs mentionnés à l'article 1er sont spécifiquement créés pour, chacun dans leur domaine, accompagner et prolonger l'action de l’État en matière de coopération internationale militaire [...] Les opérateurs de référence se voient confier, dans le cadre de l'assistance à l’État partenaire, des missions de formation, d'entraînement, de maintien en condition opérationnelle ou de soutien. Pour ce faire, ils assurent la transmission contrôlée, directe ou indirecte, des savoir-faire militaires des forces armées françaises et formations rattachées et en garantissent la protection. Les opérateurs doivent pouvoir mettre en œuvre des capacités d'accueil, d'adaptation et de réaction permanentes en matière de déploiement humain et matériel et d'infrastructure. Les opérateurs peuvent être habilités par le ministre des armées, pour les besoins de leurs missions, à exploiter des documents classifiés au titre de la protection du secret de la défense nationale ou protégés au titre de la propriété intellectuelle".
Et tout ça pour se préparer à une agression de la Russie que de nombreux analystes géopolitiques, médiatiquement invisibilisés en France, contestent fermement la réalité (cf. doc. en attache) ?
Bonne année 2026...