affrontement à LYON : un déluge médiatique ... et un récit controversé
D'abord il y a un drame avec la mort d'un jeune quel que soit par ailleurs ses orientations politiques qui ont cependant l'air de se situer bien à droite.
Sur le déroulement des faits soyons prudents par difficulté à distance d'y voir clair.
Plusieurs choses cependant sont sûres :
Le drame donne lieu à une opération politique d'ampleur politico-médiatique visant à blanchir l'extrême droite, à la désigner à l'opinion comme blanche comme neige, garante de l'ordre républicain avec l'objectif de renverser à son profit le barrage républicain qui a empêché le RN de parvenir au pouvoir en 2024 en concentrant la charge sur LFI.
Donc à préparer son accession au pouvoir tous médias pratiquement confondus!
Le récit des évènements repris par pratiquement la totalité des médias c 'est que Quentin Deranque et ses accolytes ont été agressés par des miltants " d'ultra gauche ", ce dernier ayant à l'issue de cette agression été lynché par plusieurs assaillants.
La même vidéo de ce lynchage tournant dans les médias et les réseaux.
Une autre vidéo montrant la confrontation auparavant de deux groupes équivalents en nombre étant par ailleurs largement occultée en ce sens qu'elle était susceptible d'infirmer le récit dominant colporté de manière lancinante pour servir de support à l'opération politico-idéologique.
Alors gardons notre esprit critique sans illusion par ailleurs sur le rôle de la justice et de son indépendance supposée son attitude dans l'affaire Epstein montrant entre autre sa tolérance à l'égard des puissants en cloturant l'enquête côté français après le " suicide " de Jean-Luc Brunel sans s'inquiéter le moins du monde du sort des victimes et du fait que ces actes délictueux étaient totalement inscrits dans une activité de réseau, ce qui aurait dû amener par conséquent à poursuivre l'enquête ... reprise 6 ans plus tard car devenue incontournable !
Restons donc vigilants et critiques à l'égard des chiens de garde du système en suivant la suite des évènements et de ses conséquences politiques.
Eh en tous cas il est plus que légitime de s'interroger sur l'enchaînement réel qui a conduit à ce drame et sur le récit à sens unique issu du système politico-médiatique et judiciaire qui ne met en cause qu'un seul côté des participants aux affrontements, alors qu'on aurait pu s'attendre par exemple que la justice entende TOUS les acteurs donc y compris les éléments d'extrême droite actifs et agressifs depuis longtemps dans cette ville.
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Le positionnement du PCF :
Le Parti communiste français exprime de nouveau sa plus vive émotion après la mort de Quentin Deranque survenue à Lyon à la suite de violences inadmissibles et d’un lynchage odieux qui a coûté la vie à cet homme en marge d’une conférence à Sciences-Po. Toute justification ou relativisation de ce crime abject, au regard des idées ou actes de la victime, est inacceptable.
C’est à la justice d’identifier et de condamner sévèrement ses responsables, son travail devant être scrupuleusement respecté, loin de toute conclusion hâtive et de toute récupération partisane. Nous refusons avec la plus grande fermeté toute instrumentalisation de ce drame visant à banaliser l'extrême droite, discréditer la gauche en l'assimilant à l'action de groupes violents ou détourner l’attention des urgences sociales et démocratiques.
Le PCF dénonce la violence comme méthode politique. Elle tourne le dos à notre idéal humaniste et constitue un piège. Elle nourrit l’escalade, obscurcit les responsabilités réelles et détourne des combats sociaux et démocratiques qui doivent se mener sur le terrain des idées et de l’action collective organisée. Chaque vie perdue dans un contexte de violence politique est un échec pour la démocratie et pour la République. Cela a été le cas notamment ces dernières années de Clément Méric et de Federico Martín Aramburú, morts sous les coups de l'extrême droite.
Nous condamnons les dérives de certains groupes se réclamant de l’antifascisme lorsqu’ils emploient eux-mêmes les méthodes que l'extrême droite développe depuis des décennies : organisation de milices, violences de rue, perturbations de débats ou de manifestations de salariés. Les militants du PCF et leurs locaux sont, à ce titre, régulièrement pris pour cible par l'extrême droite ou par ces groupes.
Notre parti, fort de son engagement dans les luttes actuelles, héritier d’une longue histoire politique et du lourd tribut payé par ses militant·es dans le combat contre l’extrême droite ou le colonialisme appelle nos concitoyennes et concitoyens et toutes les forces à une mobilisation sociale et démocratique de grande ampleur.
L'action de groupes se complaisant dans le recours à la violence ne saurait être assimilée à l’engagement héroïque des résistantes et résistants dans une France occupée par les nazis dans laquelle toutes les voies légales et démocratiques de lutte avaient été supprimées par le régime de Vichy.
La lutte contre l'extrême droite ne se gagnera pas par des actions minorisantes dans des affrontements entre groupes organisés pour la violence. Ces actions conduisent en effet à une exacerbation des tensions utilisée par l'extrême droite pour encourager la multiplication des ratonnades ou l’organisation de milices contre les migrants conduisant là aussi à des victimes, à des meurtres. Il ne peut, de ce point de vue, y avoir d’indignation à géométrie variable.
La lutte contre l'extrême droite progressera par une action de masse des travailleurs et travailleuses et des forces démocratiques, par une lutte sociale et politique dans les entreprises, les quartiers, par le renforcement des syndicats et partis qui combattent son projet raciste, xénophobe et par les urnes.
Le PCF continuera, pour sa part, à combattre la loi du plus fort et à agir pour la défense de l'État de droit et l'extension de la démocratie, de la justice sociale, le respect des droits individuels et collectifs, pour une République sociale, laïque et fraternelle, seule capable d’offrir une issue démocratique à un système capitaliste en crise profonde.
Il appelle toutes les forces républicaines à organiser collectivement et en toute responsabilité le débat et l'action démocratiques, à condamner sévèrement tout appel à la haine, à la violence, à la stigmatisation d’une partie de nos concitoyens en fonction de leur origine ou de leur genre, permettre le débat contradictoire et protéger les droits et libertés.
Parti communiste français,
Paris, le 19 février 2026
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La contestation des faits sur plusieurs sites dont le site Contre Attaque :
Le déroulé des faits ayant conduit à la mort de Quentin Deranque se confirme : les médias ont menti, les autorités aussi

TF1, l’AFP, L’Obs, France Info, Libération, Juan Branco, François Ruffin, Raphaël Glusckmann, Emmanuel Macron et tous les autres reprennent depuis 5 jours un narratif inventé par des néo-nazis pour criminaliser l’antifascisme et transformer les agresseurs en victimes. C’est un scandale d’État.
Hier, Contre Attaque dévoilait des images inédites prises à Lyon le 12 février, démontrant qu’un commando armé avait tendu une embuscade à un groupe de militants de gauche, provoquant une bagarre générale ayant conduit à la mort de Quentin Deranque.
Ce mardi, alors que tous les députés français rendaient hommage au militant d’extrême droite, Le Canard Enchaîné allait dans le même sens que notre enquête : les néo-nazis lyonnais étaient effectivement postés en amont du meeting de Rima Hassan et ont organisé une attaque contre les potentiels antifascistes qui passeraient par cette rue. Le Canard dévoile des images des faits qui ont eu lieu avant le début du meeting, à plusieurs centaines de mètres de Science Po. On y voit un groupe d’extrême droite avec une torche inflammable – qui est jetée vers les antifascistes dans le but de les brûler gravement, comme nous l’expliquait notre témoin – mais aussi de barres de fer et casques. Le Canard écrit : «Certains sont équipés de gants coqués. L’un d’eux frappe ses opposants à coups de casque de moto, un autre utilise une béquille, ainsi qu’une gazeuse. Un 3ème se sert d’un parapluie».
En analysant précisément cette courte vidéo, on peut dénombrer 13 antifascistes qui sont chargés par 16 militants d’extrême droite. C’est donc le groupe de Quentin qui est en surnombre. Surtout, dans cet extrait de quelques secondes, le groupe néo-nazi est entièrement vêtu de noir, la plupart des visages masqués, utilisant une gazeuse et des bâtons, alors que le groupe qui riposte uniquement avec ses poings porte des tenues claires et colorées.
Ce détail n’est pas anodin : il démontre que c’est bien le groupe de Quentin Deranque qui était préparé au combat, alors que les antifascistes semblent avoir été pris par surprise. Ils n’ont aucun matériel défensif ou offensif, et leurs vêtements sont reconnaissables. Un groupe venu avec le projet de se battre ne se présenterait pas ainsi.
Un militant proche de Quentin Deranque jurait au média d’extrême droite Frontières qu’il a vu l’assistant parlementaire de Raphaël Arnault porter des coups : «On est 15 à l’avoir vu, sûrs à 100%». Sans le faire exprès, il confirmait ainsi que sa bande était au moins composée de 15 personnes, et donc qu’elles ont abandonné leur ami. Cette bagarre initiée par l’extrême droite, comme il s’en produit régulièrement à Lyon, s’est mal terminée pour ceux qui l’ont organisée.
La «protection» de Némésis n’était pas l’objectif
Dans Médiapart, un autre témoignage corrobore aussi ce déroulé : «un étudiant engagé à gauche» qui allait à la conférence de Rima Hassan confirme que son groupe a emprunté le tunnel ferroviaire et serait alors tombé sur les militants identitaires qui leur auraient «sauté dessus». «Il y avait beaucoup de désordre. Ils nous ont lancé une torche ou un fumigène qui est arrivé directement dans le visage d’un d’entre nous». Tout se recoupe. Bien plus que les 15 versions contradictoires données par l’extrême droite depuis des jours.
Il faut souligner une autre erreur : le groupe Némésis répète que Quentin et ses amis avaient été invités pour «protéger» les militantes. Cette version ne tient pas à l’épreuve des faits : pourquoi ce groupe de gros bras serait resté caché derrière un tunnel, à plusieurs centaines de mètres de la conférence et donc de l’action de Némésis ?
En réalité, le groupe de Quentin n’était pas le «Service d’ordre» de Némésis, mais une bande armée rodant non loin d’un meeting de gauche, à la recherche de potentielles proies. Il se coordonnait peut-être avec Némésis mais n’était pas là pour elles. Le Canard Enchaîné le confirme, décrivant sur ces images «un groupe d’énervés d’extrême droite qui semble attendre les autres à la sortie du pont ferroviaire». C’est une pratique courante de la part des groupes fascistes, à Lyon comme ailleurs, qui consiste à attaquer par surprise des personnes ou des groupes isolés en marge d’événements militants. Pour quiconque s’intéresse à l’extrême droite et connaît la situation lyonnaise, c’est une évidence. Si la justice n’était pas aux ordres, elle poursuivrait l’entourage de Quentin pour violences en réunion avec armes, voire même tentatives d’homicides.
Quentin s’est relevé et a refusé des soins
L’extrême droite a donc perdu la bagarre, a abandonné trois de ses membres dans sa fuite, et Quentin a refusé les soins. Sur France Info, un voisin du défunt dit l’avoir vu se relever après avoir été frappé : «Il avait l’air un peu sonné, il était debout mais il refusait d’aller à l’hôpital, bien qu’on lui propose. J’ai juste vu les personnes qui parlaient avec lui, qui lui ont dit d’aller à l’hôpital… En tout cas, c’est ce qui est sûr, c’est qu’il a refusé». Ce n’est que plus d’une heure et demie plus tard, dans un autre quartier, qu’il a été évacué dans un état grave. Pourquoi avoir refusé une prise en charge aux urgences ? Avait-il du matériel compromettant ? Voulait-il surjouer le rôle du combattant viril auprès de ses copains fascistes ? Ou était-il simplement trop sonné pour prendre la bonne décision ? Auquel cas, c’est l’absence de réaction de ses camarade qui est dramatique.
Une dissimulation de TF1
Samedi 14 février, TF1 a diffusé en prime time, lors de son Journal Télévisé, les images «choc» et décontextualisées qui ont ensuite été reprises partout. Présentées comme les vidéos d’un habitant, elles montraient «quinze individus avec des vestes noires ou claires, plusieurs encagoulés, frapper trois individus au sol», selon la chaîne.
Dès le lendemain, Libération interrogeait le même témoin, Maxime, qui expliquait qu’il avait filmé non pas une mais deux vidéos. Une première du début de l’altercation, une seconde de la fin, celle où les coups sont portés au sol. Ce témoin précisait que TF1 avait choisi de ne diffuser que la seconde, et pas celle «où on peut voir deux groupes se faire face».
Ce choix éditorial est gravissime : il s’agit d’une tromperie délibérée de l’opinion. La rédaction de TF1 avait la preuve qu’il s’agissait d’un affrontement entre deux groupes, mais a présenté à la population un morceau de scène tronquée, faisant croire à une agression gratuite sur une personne isolée.
Il a fallu attendre notre enquête, d’autres témoignages et la vidéo du Canard Enchaîné pour démonter cette intox, mais le mal est fait. Nos médias pèsent peu en comparaison du JT de Martin Bouygues, milliardaire ami de Sarkozy. Et on le sait, l’esprit humain a tendance à retenir la première version qu’on lui donne, surtout si elle est choquante. Et il a plus de mal à la remettre en question par la suite, même avec des arguments solides.
La police a donné carte blanche à l’extrême droite
Médiapart écrit que «les renseignements territoriaux étaient avertis depuis plusieurs jours du projet de happening des fémonationalistes Némésis devant l’IEP. Pour autant, aucune présence policière visible n’a été déployée aux alentours du bâtiment, ne serait-ce que de manière dissuasive». Au même moment, la police était mobilisée à Lyon 3 pour évacuer une action antimilitariste lors d’une conférence portant sur la guerre. Cela veut dire que les autorités ont décidé de laisser l’extrême droite agir en toute liberté, se promener avec des armes pendant que des agents s’en prenait à une action non-violente dans une fac.
Ce choix est révélateur de la situation lyonnaise, où les agressions fascistes ont lieu depuis 15 ans dans une impunité totale, mais aussi de l’état de notre pays, où l’on a pu voir la police protéger la marche néonazie parisienne du 10 mai dernier et interdire le rassemblement antifasciste.
Rien que la semaine dernière, le 7 février, un gros dispositif de gendarmes était déployé au milieu des champs dans la Meuse pour protéger un repaire de néonazis, la Taverne de Thor, et gazait le cortège contre l’extrême droite qui était pourtant familial et bon enfant.
Les médias des milliardaires, l’extrême droitisation du pouvoir politique et la multiplication des milices fascistes dans les rues ne peuvent conduire qu’à de tels drames, qui en alimenteront d’autres. Dans une spirale infernale du pire, à moins qu’un sursaut n’ait lieu contre cet engrenage lugubre.