Guerre en Iran : les États-Unis à l’origine de la frappe contre une école de filles en Iran qui a provoqué la mort d’au moins 175 personnes
L'Humanité du 06 mars 2026
Selon des révélations du New York Times, l’armée états-unienne opérait ce, 28 février, dans cette zone à proximité du détroit d'Ormuz. Les forces israéliennes concentraient quant à elles leurs attaques au Nord. Washington dit avoir lancé une enquête après la mort d’au moins 175 personnes dont une majorité d’écolières en classe à ce moment-là.
La frappe qui a touché l’école de Minab, dans le sud de l’Iran, au premier jour de la guerre, a été menée par les États-Unis, selon des informations recoupées par le New York Times. À partir d’images satellites, de vidéos publiées sur les réseaux sociaux, le journal a pu déterminer que le bombardement, qui a provoqué la mort d’au moins 175 personnes, dont une majorité d’écolières, avait été ordonné au moment où des attaques états-uniennes étaient menées contre une base navale adjacente exploitée par le Corps des gardiens de la révolution.
Pour l’heure, la Maison Blanche se borne à répondre que l’armée a bel et bien ouvert une enquête, comme l’avait déjà précisé, mercredi, Pete Hegseth, le secrétaire américain de la Défense : « Nous enquêtons à ce sujet. Bien sûr, nous ne visons jamais des cibles civiles. Mais nous examinons la situation et menons une enquête à ce sujet », disait-il. Deux jours plus tôt, Marco Rubio, le secrétaire d’État des États-Unis, assurait également que Washington « ne viserait jamais délibérément une école ».
« Erreur d’identification »
Israël nie de son côté être à l’origine de cette frappe. Le porte-parole de l’armée, Nadav Shoshani, insistait, dès dimanche, sur le fait qu’« à l’heure actuelle », il n’avait connaissance d’aucune opération militaire de son pays « dans cette zone ». En revanche, des responsables états-uniens ont déjà indiqué que leurs avions opéraient ce jour-là en cet endroit du détroit d’Ormuz. C’est également ce que révèle une carte des opérations américaines présentée à la presse, le 4 mars, par le général Dan Caine, président du Comité des chefs d’état-major. Le responsable indiquait alors que les forces israéliennes opéraient quant à elle principalement dans le nord du pays.
Les écolières étaient en classe au moment des frappes. L’attaque a été signalée par des témoins à 11 h 30 sur les réseaux sociaux, un horaire qui coïncide avec les frappes menées contre la base navale des Gardiens de la révolution où des panaches de fumée s’élevaient au même moment. Interrogé par le New York Times, l’analyste Wes J. Bryant, explique que l’établissement scolaire pourrait avoir été l’objet d’une « erreur d’identification ».
