Insécurité aussi pour les agresseurs

Publié le par FSC

les agences de presse du 03 mars 2026

 

De la fumée s'élève du quartier général de la Cinquième flotte américaine à Bahreïn.

 

Les Gardiens de la Révolution ont averti les États-Unis qu’ils ne seront « plus en sécurité », au troisième jour de guerre les opposant, après la mort samedi du guide suprême Ali Khamenei.
« L’ennemi doit savoir que ses jours de gloire sont révolus et qu’il ne sera plus en sécurité nulle part dans le monde, pas même chez lui », a déclaré la Force Qods, qui supervise les opérations extérieures, dans un communiqué diffusé à la télévision d’État.
L’Iran a aussi accusé Israël et les États-Unis d’avoir de nouveau attaqué dimanche le site nucléaire de Natanz, déjà ciblé par des bombardements en juin lors de la guerre des 12 jours déclenchée par une attaque israélienne.
« Les régimes criminels des États-Unis et d’Israël, poursuivant leur agression, ont de nouveau ciblé le site nucléaire de Natanz dimanche après-midi, lors de deux attaques brutales », a écrit dans un courrier, cité par l’agence Irna, le chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique, Mohammad Eslami.
Son homologue de l’agence des Nations Unies pour l’énergie nucléaire (AIEA), Rafael Grossi, a affirmé lundi qu’il n’y avait « pas d’indication » que des installations nucléaires iraniennes aient été touchées depuis le lancement samedi des frappes israélo-américaines contre l’Iran.

Que se joue-t-il autour du détroit d'Ormuz, levier énergétique pour Téhéran… et Washington ?


L’Iran a actionné le levier énergétique en bloquant le détroit d’Ormuz, samedi quelques heures après les attaques israélo-américaines. Ce passage, principale voie de navigation connectant les riches pays pétroliers du Moyen-Orient au reste du monde, est de « facto fermé », avaient affirmé les Gardiens de la Révolution cités par des médias iraniens.
Que se joue-t-il autour de ce passage de 212 km de long entre l’Iran et les Émirats arabes unis? Un tiers du pétrole mondial y transite, ce qui affecte directement l’Europe et l’Asie. Moins les États-Unis, qui entendent profiter de la situation pour porter un coup à Pékin.

Donald Trump fixe quatre objectifs de guerre contre l’Iran


Ce lundi 2 mars, Donald Trump a dressé pour la première fois une liste précise de quatre objectifs pour la guerre en Iran, dans une déclaration faite à la Maison Blanche. Pour justifier l’opération militaire lancée samedi 28 février, il a assuré qu’il avait saisi la « dernière et meilleure occasion » de frapper.
« Premièrement, nous détruisons les capacités de missiles balistiques de l’Iran », a déclaré le président américain, qui s’est exprimé sur le conflit avant une cérémonie de remise de décorations. « Deuxièmement, nous réduisons à néant leur marine », a ajouté le dirigeant républicain.
« Troisièmement, nous faisons en sorte que le premier soutien mondial du terrorisme ne puisse jamais avoir d’arme nucléaire », a-t-il poursuivi. « Enfin, nous assurons que le régime iranien ne puisse pas continuer à armer, financer et diriger des armées terroristes hors de ses frontières », a conclu Donald Trump, en référence aux groupes armés liés à Téhéran au Moyen-Orient, tels que le Hezbollah libanais ou le Hamas palestinien.

Les bombardements israéliens au Liban ont fait 52 morts et 154 blessés, selon un nouveau bilan officiel


Des violentes explosions ont secoué Beyrouth lundi soir. L’Agence nationale d’information a fait état de nouvelles frappes israéliennes sur la banlieue sud, bastion du Hezbollah pro-iranien. Selon un nouveau bilan officiel, les bombardements sur l’ensemble du territoire libanais ont fait 52 morts et 154 blessés.
Israël a annoncé avoir frappé plus de 70 cibles du Hezbollah partout dans le pays lors de son offensive déclenchée après des tirs de missiles et de drones du mouvement pro-iranien vers son territoire.
Les raids sur la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l’est du pays ont en outre déplacé plus de 28 500 personnes, selon l’unité de gestion des catastrophes relevant du gouvernement.

L’Iran « ne restera pas silencieux » face aux « attaques » d’une école et d’un hôpital, dit son président


L’Iran « ne restera pas silencieux » face aux « attaques » d’une école et d’un hôpital, a prévenu son président, Massoud Pezeshkian ce lundi 2 mars. L’Iran a affirmé qu’un bombardement samedi avait fait plus de 100 morts dans une école du sud du pays.
L’ambassadeur iranien à l’ONU Amir Saeid Iravani avait dénoncé samedi devant le Conseil de sécurité un « crime de guerre » après la mort de civils lors des frappes israélo-américaines contre son pays. « À cause de cette attaque armée brutale, des centaines de civils ont été tués et blessés », avait-il déclaré, évoquant notamment la mort de « plus de 100 enfants » dans une frappe sur une école.
L’Iran promet une « longue guerre », disant avoir visé jusqu’aux bureaux du premier ministre israélien en réponse aux frappes israélo-américaines.

Les Gardiens de la Révolution disent avoir attaqué un pétrolier lié aux États-Unis dans le détroit d’Ormuz


Les Gardiens de la Révolution ont affirmé avoir attaqué un pétrolier naviguant sous pavillon du Honduras et présenté comme lié aux États-Unis dans le détroit d’Ormuz.
« Le pétrolier ATHE NOVA, l’un des alliés américains dans le détroit d’Ormuz, est toujours en feu après avoir été touché par deux drones », a déclaré le Corps des Gardiens, l’armée idéologique de la République islamique d’Iran.
Samedi 28 février, ils avaient indiqué que ce détroit, point de passage clé du commerce mondial de pétrole, était « de facto » fermé à la navigation, car dangereux en raison des attaques américaines et israéliennes.

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