L’ONU demande des enquêtes « rapides » et « transparentes » sur les bombardements d’une école en Iran et du sud du Liban
Volker Türk, haut-commissaire des Nations Unies (ONU) aux droits de l’homme, a exhorté les États-Unis à agir « très rapidement » dans leur enquête sur la frappe meurtrière contre une école en Iran. Selon un ensemble de preuves rassemblées par le New York Times, dont des images satellites récemment publiées, des publications sur les réseaux sociaux et des vidéos vérifiées, le bâtiment scolaire a été endommagé par un bombardement états-unien, survenu simultanément à des attaques contre une base navale adjacente gérée par le Corps des gardiens de la révolution islamique.
Des responsables iraniens ont déclaré que l’attaque a tué au moins 165 élèves. Pete Hegseth, le secrétaire états-unien à la Défense, a continué de nier toute responsabilité dans la frappe, affirmant qu’une enquête était en cours et que les États-Unis « ne ciblent jamais de cibles civiles ».
Questionné vendredi par des journalistes à Genève, Volker Türk a annoncé avoir « demandé des enquêtes rapides, transparentes et impartiales » de la part de Washington. « Nous devons faire en sorte que cela se produise très rapidement et nous devons également veiller à ce que les responsables rendent des comptes et que les victimes obtiennent réparation », a-t-il insisté.
De son côté, le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme a exigé des enquêtes « rapides et approfondies » sur les frappes israéliennes au Liban, qui ont fait 123 morts depuis lundi, selon les autorités libanaises. « Des enquêtes doivent être menées, notamment pour déterminer si ces attaques respectent les principes de distinction, de proportionnalité et de précaution », a estimé la porte-parole du Haut-Commissariat, Ravina Shamdasani.
Une « catastrophe humanitaire se profile » au Liban
Malgré les appels répétés du Premier ministre libanais, Nawaf Salam, en direction de la communauté internationale – notamment le président français, Emmanuel Macron – pour qu’elle force Israël à cesser la guerre au Liban, le carnage se poursuit.
Dans un discours prononcé vendredi devant des ambassadeurs, il a mis en garde contre une « catastrophe humanitaire » dans le pays en raison des dizaines de milliers de civils déplacés. Ils fuient les bombardements israéliens sur le Liban-Sud, la Békaa et la banlieue sud de Beyrouth, tandis que le bilan humain continue de s’alourdir.
« Notre pays a été entraîné dans une guerre dévastatrice que nous n’avons ni recherchée ni choisie. C’est une guerre qui nous a été imposée, a dénoncé Nawaf Salam. « La priorité du gouvernement libanais est de mettre fin à cette guerre et notre devoir est de protéger notre pays et notre peuple », a-t-il ajouté.
