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A nouveau, les bombes s'abattent sur le Proche et le Moyen-Orient et ce sont les populations civiles qui sont les premières victimes de la guerre. Des millions de vies sont bouleversées ; des centaines de milliers de personnes, déplacées de force, doivent, au cœur de l'hiver, en plein Ramadan, tout quitter, en proie à l'angoisse et une immense précarité matérielle. La solidarité, face à la violence et l'arbitraire, demeure un rempart puissant, un réservoir d'espoir. De celle-ci, le Secours populaire est un artisan historique. Tandis que ses bénévoles, partout en France, appellent à la générosité, ses partenaires locaux œuvrent sur le terrain. En particulier au Liban.
Ce sont plus de 83 000 Libanais qui ont fui leurs terres depuis le 2 mars. Du sud du Liban, ils affluent, accueillis dans des abris collectifs improvisés, telle l'école Abra, gérée par les bénévoles de DPNA, le partenaire du Secours populaire dans le pays du Cèdre. « Les familles ont roulé plus de 10 heures pour arriver : quand nous les accueillons, elles sont épuisées », témoigne Manar, chargée de communication à DPNA. Couvertures, repas chauds, chaleur humaine : tout est mis en œuvre pour préserver leur dignité. « Des couches et du lait pour un bébé, de l'eau chaude pour une maman qui a froid », poursuit Manar. Hasan, qui fait partie des 500 personnes qui y sont venues trouver refuge, souligne « le respect et la gentillesse » des bénévoles qui « font tout ce qu'ils peuvent ».
Dans la zone du Proche et du Moyen-Orient, le travail d'entraide ainsi se noue et les partenaires du Secours populaire font, en effet, tout leur possible pour soulager la souffrance. Dans les territoires palestiniens, ils travaillent dans des conditions extrêmes, parfois au péril de leur vie. Les équipes de PMRS et BASR, en Cisjordanie, à Jérusalem-Est et Gaza, se démènent pour l'accès aux soins des populations dans un contexte de violence quotidienne ; HDIP poursuit son travail pour l'éducation de la jeunesse. Pour une génération qui n'a connu que la guerre, nos partenaires cultivent les valeurs humanistes et les perspectives d'un avenir possible.
Le Secours populaire appelle à la mobilisation et à la générosité de toutes et tous, afin de renforcer le soutien à ses partenaires sur place et faire vivre les valeurs d'entraide et de fraternité. « Ma douleur est la douleur de tous les autres : la douleur de mon frère, de ma sœur, de mon ami, de mon beau-frère. La même douleur que cet homme de 70 ans, que j'ai vu à l'étage en train de pleurer », confie Hasan, de l'école d'Abra où il est en exil. La douleur d'Hasan est aussi la nôtre ; n'oublions jamais que nous sommes tous liés. Chaque geste compte pour faire vivre la solidarité.
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