Déplacement massif de près d'un million de Libanais : la Résistance repousse les incursions et attaque l'ennemi à la frontière
Correspondance locale - Beyrouth, le 06 mars 2026
La confrontation entre Israël et le Hezbollah est entrée dans une nouvelle phase marquée par une escalade militaire sans précédent, accompagnée d'une timide activité politique en coulisses. Les médias israéliens, citant des « milieux politiques », ont indiqué que Tel-Aviv serait « intéressé par un accord plus large » pour mettre fin aux combats, tandis que les affrontements s'intensifiaient sur la ligne de front, les forces d'occupation et leurs positions faisant l'objet de multiples opérations de la part de la Résistance islamique.
Selon les médias israéliens, citant les chaînes 14 et i24NEWS, l'armée israélienne « a réussi à établir cinq nouvelles positions militaires au Sud-Liban, portant à dix le nombre de ses points de déploiement stratégiques. Cette expansion vise à créer une posture défensive avancée, ouvrant la voie au déploiement de personnel supplémentaire, afin de réduire la capacité de la Résistance à lancer des contre-attaques. »
Les médias ennemis parlaient d'un « état d'alerte maximale », et la Radio-Télévision israélienne annonçait l'envoi de renforts massifs à la frontière nord, par crainte d'attaques surprises du Hezbollah contre les colonies. Cette inquiétude coïncidait avec des fuites de la chaîne 13 confirmant que Tel-Aviv envisageait sérieusement un accord global avec le Liban pour mettre fin aux combats en cours, suggérant que la pression militaire mutuelle avait atteint un point critique, poussant les deux camps à rechercher des solutions politiques.
Ce que la chaîne israélienne promouvait allait au-delà d'une simple désescalade ; cela révélait la vision israélienne d'un « accord plus large » que le gouvernement ennemi estime capable de mettre fin au conflit à ses conditions. Ce plan repose sur plusieurs points clés : un cessez-le-feu comme point de départ, puis la séparation du front libanais de l'axe iranien, la mise en œuvre des résolutions internationales criminalisant les activités de résistance et les récentes décisions du gouvernement Salam, et le retour aux accords d'avant-guerre, assorti d'une « liberté d'action » israélienne en cas de menace perçue. Le projet israélien comprend également des propositions d'accords de sécurité et de coopération en matière de sécurité, notamment la création de zones tampons, des projets économiques conjoints sur les ruines des villages frontaliers du sud et, à terme, une normalisation complète des relations. En bref, Israël tente de contraindre le Liban à accepter des conditions qui consolideraient sa supériorité sécuritaire et politique, en échange d'un cessez-le-feu. Il est à noter que le ministre de la Guerre israélien, Yisrael Katz, s'est de nouveau exprimé sur la situation au Liban à la veille de la reprise des affrontements, déclarant qu'Israël avait « décidé de mener une frappe préventive contre le Hezbollah, mais que ce dernier l'avait devancée en attaquant Israël ».
Face à la pression militaire constante exercée sur l'ennemi le long de la frontière, ce dernier a intensifié ses pressions sur l'environnement social de la résistance, en enjoignant hier les habitants des banlieues sud de Beyrouth à évacuer immédiatement. La chaîne Kan a rapporté que cette décision, hautement spectaculaire, visait à semer la discorde entre l'État libanais et le Hezbollah.
Selon la chaîne, l'évacuation concerne des civils affiliés au Hezbollah, ainsi que d'autres résidents musulmans et chrétiens qui pourraient être relogés dans la banlieue sud après l'évacuation. Rien ne garantit qu'ils y seront bien accueillis. Parallèlement, les affrontements se sont poursuivis dans le sud, et les opérations de résistance d'hier ont été caractérisées par une diversité de méthodes de combat (missiles, drones et missiles guidés) et une expansion géographique reliant les positions frontalières au cœur militaro-industriel de l'ennemi, le tout dans le cadre de la dissuasion de l'agression en cours contre les villes libanaises.
La résistance ne s'est pas contentée de frapper les positions frontalières (comme la Galilée et Balat), mais a continué de frapper en profondeur stratégique en ciblant la société Rafael Advanced Defense Systems. Cette cible porte un message économique et militaire fort, car elle touche au cœur de la technologie militaire israélienne.
Dans le cadre de la tactique de « surveillance et de riposte », illustrée par le blocage d'une avancée israélienne (de Manara à Markaba), la résistance a démontré ses capacités de renseignement et d'intervention sur le terrain en surveillant avec précision les mouvements ennemis (de Manara à Markaba) et en intervenant immédiatement pour contrer toute tentative d'établissement de nouvelles positions militaires. Ceci empêche efficacement l'ennemi de consolider sa présence sur le terrain, que ce soit en territoire libanais ou le long des lignes de front. L'utilisation de drones d'attaque témoigne d'une évolution dans l'emploi de la puissance aérienne pour contourner les systèmes de défense aérienne ennemis et cibler avec une grande précision les bases militaires (telles que Ya'ara), en parallèle avec l'utilisation de missiles guidés garantissant des impacts directs sur le personnel.
Plus tard dans la nuit, les médias israéliens ont rapporté des attaques menées par des combattants de la résistance contre des positions israéliennes le long de la frontière. Ces rapports faisaient état de tirs de missiles guidés sur des véhicules et d'incendies sur des sites militaires dans la région de Tibériade. Parallèlement, la résistance a publié plusieurs communiqués indiquant que ses combattants repoussaient des tentatives d'infiltration dans plusieurs zones frontalières avec le Liban, et qu'ils bombardaient des cibles en profondeur en territoire occupé.
