Liberté en fin de vie : Un chantage intolérable !

Publié le par FSC

Augustin VINALS

Quand une autorité religieuse affirme que des députés ne pourront plus communier parce qu'ils ont voté une loi, une question se pose où s'arrête le débat spirituel et où commence la pression politique ?

Dans une République laïque, les parlementaires votent selon leur conscience, le mandat que leur ont confié les citoyens et leur conception de l'intérêt général. Ils ne devraient pas avoir à subir de menaces de sanctions religieuses en raison de l'exercice de leur mandat.

La foi relève de la liberté de chacun. La loi relève de la souveraineté du peuple, exercée par ses représentants.

On peut être opposé à la loi sur la fin de vie. C'est un débat éthique majeur qui mérite des arguments, de l'écoute et du respect. Mais remplacer le débat par une forme de condamnation religieuse ne contribue ni à apaiser les consciences ni à enrichir la démocratie.

La laïcité protège la liberté de croire comme la liberté de légiférer.

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article