FETE DE L’HUMANITE : QUI DIVISE ET QUI RASSEMBLE ?
Libération ne s’y est pas trompé avec son billet titré « Fête de l’humanité: Pour Jean luc Melenchon, l’occasion manquée de l’appel au rassemblement ».
Avoir les yeux rivés sur lui, a fait manquer au chroniqueur le vrai scoop, l’extraordinaire rassemblement que représente la fête, l’extraordinaire capacité de l’Huma, du parti communiste et de ses militants à créer et réussir, pendant trois jours une telle concentration de débats et de fraternité.
Les batailles de chiffres, d’images, les affiches tentant de supplanter la puissance invitante apparaissent bien misérables et dérisoires au regard de cette réussite.
Le succès nous invite à prendre avec mépris et hauteur grandes et petites bassesses. Merci et bravo aux militants et à nos services d'ordre de ne pas avoir répondu aux provocations.
En effet, les tripatouillages n’y peuvent rien. Cet événement, tous les ans, est le résultat d’une décision politique et d’une manière de faire de la politique en donnant à voir nos analyses, nos décisions et propositions, nos initiatives, en les confrontant aussi à celles des autres, toutes les autres forces politiques, syndicales, associatives qui font partie de l’éventail de gauche jusqu’à la plus petite pièce de sa mosaïque.
La fête bat en brèche le thème des « gauches irréconciliables ».
Quelles que soient les divergences de fond et les querelles d’état majors, le peuple de gauche se retrouve et s’assemble dans les débats. Et ces derniers , thème après thème - la paix et la situation internationale avec Cuba, la Palestine, toutes les luttes que la fête célèbre et porte en gloire, le travail, l’industrie, le climat, les violences aux femmes et aux enfants, la lutte contre le fascisme- sont un grand exercice de réflexion commune sous le soleil.
Dans tous les stands et toutes les allées, les militants communistes discutent, proposent l’adhésion, diffusent nos propositions tandis que d’autres dans les arrière-cuisines et derrière les bars créent la convivialité et la fraternité qui sont les grandes marques de fabrique de notre fête, son identité. Des mois de travail avant, pendant, après, pour cet événement éphémère mais qui marque la rentrée et les mémoires et revient inlassablement tous les ans.
Et même dans le train du retour, c'est encore un militant communiste, le conducteur, dont la voix réjouie salue ses passagers et leur donne rendez-vous l'an prochain.
A tous, d’accord ou pas, les communistes ont montré et démontré leur manière de voir et leur manière de faire.
Les urnes sont au rendez-vous dans quelques mois.. Mais il y a bien de la politique à faire avant les urnes qui magnétisent les yeux à courte vue. Bien autre chose à faire que de la comptabilité et du racolage électoraliste.
Nous sommes des marxistes pas des notables en recherche de clientèle.
Entre le bulletin de vote et aujourd’hui, manque encore le moteur principal, la mobilisation populaire qui donnera la définition du changement, l’imposera et en constituera le fer de lance et la garantie et balayera le RN. Sans cette matrice, celle d’un peuple en mouvement et en lutte, rien ne se fera.
C’est à cette force que les communistes font appel, celle qu’ils veulent voir se lever, à laquelle ils consacrent tous leurs efforts. La fête de l’Huma avec sa diversité bouillonnante et rassemblée, dans la dénonciation du capitalisme, de l’impérialisme, de toutes les injustices ressemble au grand élan qui doit s’inventer et dont nous avons tous besoin.
Démonstration faite par cette fête qui est notre fierté et le coup d’envoi de la campagne de la candidature communiste, quelle malhonnêteté que de nous traiter de « diviseurs ». Que ceux qui aiment tant penser et agir en terme de « concurrence » en fassent autant.
