LA CFDT PLEBISCITE CHEREQUE A SON CONGRES !

Publié le par FSC

Le Congrès Confédéral de la CFDT qui s'est déroulé cette semaine  a accueilli Bernard THIBAULT sous les applaudissements alors que la dernière fois il n' avait pas pu y entrer !
Le Congrès a dit OUI à un allongement de la durée de cotisation pour une RETRAITE à taux plein à 59% des votant-e-s (40, 5 ans puis 41 ans en 2012) alors qu' un amendement demandait de renoncer à un tel allongement. afin de ne pas donner un chèque en blanc au Gouvernement.
 
La Direction Confédérale a demandé et obtenu de repousser cet amendement. La CFDT reste donc conforme avec 2003. Elle réaffime pourtant en pleine contradiction le non - report de l'âge légal de la retraite à 60 ans ! Comprenne qui pourra !
Rappelons qu' en 2003, il y a eu des départs massifs vers SUD Solidaires suite à cette position réformiste
 
Le Congrès a aussi voté le principe d' égalité entre le Public et le Privé, soit la position du Gouvernement (qui va se frotter les mains pour diviser les Confédérations)
.
CHEREQUE a été réélu Secrétaire par un vote albanais pour son 3ème mandat consécutif avec 95, 32% des votants, soit
4 points de plus qu' en 2006.
 
Le Gouvernement retrouve "son allié syndical" et on peut se demander ce que fait cette Confédération dans l'appel du
24 juin ?
Les choses sont claires : d' un côté la CGT, SUD Solidaires et le FSC et de l' autre la CFDT, l'UNSA, la CFTC
Quant à la Confédération FO, elle a décidé SEULE d' appeler à la grève le 19 juin.
 
Le Front Syndical de Classe appelle à la grève interprofessionnelle et aux manifestations le 24 juin mais ce n'est pas avec une nouvelle journée sans lendemain que la position du Gouvernement changera maintenant qu' il a reconquis des Confédérations complètement "recentrées"
 
Gérard ETELLIN, adhérent FSC et SUD RAIL

Publié dans Luttes - actualités

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R
<br /> C'est à propos du dernier congrès de la CFDT jugé contradictoire avec le positionnement qui consiste à acquiescer à l'allongement de la durée de cotisation tout en maintenant l'opposition à la<br /> remise en cause de l'âge légal de départ avec un taux plein (les 60 ans).<br /> <br /> Je crois qu'en fait le positionnement sur les 60 ans n'est pas le point clé d'une opposition à la contre-réforme du pouvoir mais qu'il peut être (pour la CFDT comme pour le PS) un positionnement<br /> destiné à MASQUER l'acceptation de la réforme et l'abandon de la lutte pour s'y opposer.<br /> Car ce positionnement est totalement compatible avec l'acceptation de l'idée selon laquelle est incontournable l'allongement de la durée de cotisations (la preuve) en rapport avec l'allongement de<br /> la durée de la vie.<br /> Ce qui revient à accepter l'idée du choc démographique et DONC la NECESSITE de la contre-réforme.<br /> <br /> Et effectivement on est bien là dans la logique de 2003 de la CFDT comme du PS d'acceptation de la contre-réforme en ECHANGE de contre-parties de seconde importance.<br /> Avec le souci de faire croire qu'on résiste et qu'on reste ferme sur les principes<br /> Alors que sur bien des aspects l'allongement de la durée de cotisation plombe l'avenir, SOIT en rendant pour de nombreux salariés totalement théorique le départ à 60 ans (par exemple pour les<br /> jeunes entrés tardivement dans la vie active) pour lesquels il faudra aller bien au-delà des 60 ans pour pouvoir prétendre à un taux plein SOIT en partant à 60 ans avec une retraite de misère.<br /> <br /> C'est donc clair sur l'attitude réformiste qui persiste à attendre des contre-parties dans une hypothétique négociation avec le pouvoir malgré tous les signes donnés par le même pouvoir du mépris<br /> de fond dans lequel il tient le mouvement syndical.<br /> <br /> Reste une inconnue.<br /> SOIT le pouvoir maintient sa volonté de s'en prendre (comme aujourd'hui FILLON) ET à l'âge légal de départ ET à la durée de cotisation au risque d'un front commun syndical puisqu'il n'y aurait<br /> pratiquement rien à négocier et à justifier vis-à-vis de la base, indiquant par là une volonté de confrontation passant par un message à l'égard de l'électorat le plus conservateur et dans la crise<br /> un signe de fermeté face aux revendications populaires pour les marchés financiers.<br /> SOIT c'est une tactique puis le moment venu céder sur les 60 ans pour ouvrir la voie à une division du mouvement en avançant malgré les apparences sur les objectifs de la contre-réforme<br /> L'essentiel pour nous est donc de maintenir l'ensemble de notre plate-forme tout en essayant de faire comprendre les obstacles auxquels la lutte est confrontée.<br /> <br /> Amicalement<br /> Gilbert<br /> <br /> <br />
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