Gaza : une vingtaine de personnes tuées dans des tirs israéliens lors d’une distribution d’aide humanitaire

Publié le par FSC

Roland RICHA
Avec l'Afp du 15 mars 2024

 

       Le ministère local de la santé 20 personnes ont été tuées et 155 blessés dans la nord de la bande de Gaza, dans une attaque qu’il attribue à l’armée israélienne. - / AFP


Le ministère local de la santé de Gaza a affirmé, vendredi, que 20 personnes ont été tuées et 155 blessés dans une attaque qu’il attribue à l’armée israélienne. Celle-ci dément avoir ouvert le feu et accuse des « Palestiniens armés » d’avoir tiré sur la foule.


Au moins 20 personnes ont été tuées dans la nuit par des tirs à un point de distribution d’aide dans le nord de la bande de Gaza, a annoncé tôt vendredi 15 mars le ministère local de la santé, qui accuse l’armée israélienne d’être à l’origine de cette attaque. De son côté, cette dernière affirme que des « Palestiniens armés » ont tiré sur la foule, rejetant ces accusations. Dans la nuit, l’armée avait déjà réfuté avoir tiré sur les Gazaouis venus chercher de l’aide alimentaire, mais sans détailler sa version des faits.
« Les forces d’occupation israéliennes ont pris pour cible un rassemblement de citoyens attendant de l’aide humanitaire [à un rond-point de Gaza City]. Le bilan des victimes transportées à l’hôpital Al-Shifa a été revu à la hausse à 20 morts et 155 blessés », a déclaré le ministère de la santé de la bande de Gaza.
Sur place, à l’hôpital, un collaborateur de l’Agence France-Presse a vu de nombreuses ambulances transporter des cadavres et des blessés par balle.

Crainte d’une famine généralisée


L’Organisation des Nations unies redoute une famine généralisée dans le territoire assiégé par Israël, notamment dans le Nord, difficilement accessible, où vivent actuellement environ 300 000 personnes.
Face à l’urgence humanitaire, plusieurs pays ont décidé de diversifier les voies d’acheminement de l’aide à la population, en utilisant des parachutages ou un couloir maritime en provenance de Chypre avec d’ailleurs un premier navire, de l’ONG Open Arms, attendu dans les prochaines heures.
Fin février, plus d’une centaine de personnes avaient perdu la vie, selon le Hamas, dans une distribution d’aide alimentaire qui avait tourné au cauchemar dans le nord de la bande de Gaza où les forces israéliennes avaient reconnu avoir ouvert le feu sur des Palestiniens justifiant que ses soldats sur place s’estimaient alors « menacés ».

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