Mort de Léon Landini, le dernier FTP-MOI

Publié le par FSC

 

Engagé dans le PCF clandestin et dans les FTP-MOI dès l’adolescence, le militant antifasciste est mort à 99 ans ce dimanche, au terme d’une vie marquée par sa participation à la lutte armée contre l’occupant, d’abord dans le Var, la Creuse, puis à Lyon pour la libération de la ville. Léon Landini n’avait jamais cessé les combats qui l’ont porté toute sa vie, avec son idéal communiste.Engagé dans le PCF clandestin et dans les FTP-MOI dès l’adolescence, le militant antifasciste est mort à 99 ans ce dimanche, au terme d’une vie marquée par sa participation à la lutte armée contre l’occupant, d’abord dans le Var, la Creuse, puis à Lyon pour la libération de la ville. Léon Landini n’avait jamais cessé les combats qui l’ont porté toute sa vie, avec son idéal communiste.

Léon Landini est décédé le 21 septembre à l’âge de 99 ans. Il était le dernier des francs-tireurs et partisans de la main-d’œuvre immigrée (FTP-MOI) encore en vie. Au moment de la panthéonisation de Missak et Mélinée Manouchian, en 2024, la France avait redécouvert le visage de ce « vieux combattant », ainsi qu’il se qualifiait lui-même.

Alors qu’il avait attendu la dernière minute pour le convier à la cérémonie, le président de la République l’avait accueilli en personne. Léon Landini tenait fièrement le drapeau de son bataillon, Carmagnole et Liberté, et se battait pour avoir le droit de la conserver dans l’enceinte du Panthéon durant la cérémonie officielle. Sa détermination avait convaincu les services de l’Élysée que ce ne serait pas négociable. Avant de disparaître, Léon Landini bataillait encore pour que le maire de droite de Saint-Raphaël (Var), Frédéric Masquelier, réinstalle la plaque en hommage à la mémoire de son frère Roger.

« À la fin, il n’y avait plus que l’exécution »

Né en 1926 au Muy, près de Saint-Raphaël, Léon Landini était le fils d’immigrés italiens qui avaient fui le fascisme en 1921. « Nous avons été élevés au lait rouge », confiait-il à l’Humanité le 9 septembre dernier lorsqu’il nous a reçus pour un grand entretien. Son père, Aristide, avait lui-même été un élu communiste dans son village de Roccastrada en Toscane, où les fascistes de Mussolini massacrèrent 11 personnes.

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https://www.humanite.fr/carnet/2e-guerre-mondiale/mort-de-leon-landini-apres-une-vie-de-resistance

 

Son frère Roger Landini, qui fut un dirigeant de la MOI en Rhône-Alpes, était âgé de douze ans de plus que lui. « On ne s’est pas levés un matin de 1940 en se disant : « Tiens, et si on devenait résistants ? ». La plupart des réfugiés italiens étaient déjà très politisés », témoignait-il auprès de l’Humanité. 

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