Amputations en hausse, ressources en baisse : l’hôpital Cheikh-Hamad sous pression
| Un enfant palestinien amputé à la suite d’une malformation congénitale teste une prothèse à l’hôpital Cheikh-Hamad, à Gaza, le 16 novembre 2025. BASHAR TALEB/AFP |
A Gaza, l’hôpital Cheikh-Hamad, spécialisé dans la réadaptation et la confection de prothèses, continue de fonctionner malgré la guerre, en prenant en charge des amputés de tous âges. Financé par le Fonds qatari pour le développement, l’établissement a étendu ses services depuis son site principal, dans le nord de la bande de Gaza, jusqu’à une nouvelle antenne dans le gouvernorat central, à l’ouest d’Al-Zawayda.
L’établissement alerte cependant sur une pénurie critique de matériaux, interdits d’entrée depuis 2023 : les stocks pourraient s’épuiser d’ici un à deux mois. Selon le ministère de la santé à Gaza, près de 6 000 amputations ont été enregistrées depuis le début de l’agression israélienne, dont 25 % d’enfants et 12,7 % de femmes. D’après l’OMS, Gaza présente désormais le taux d’amputations infantiles le plus élevé au monde, rapporté à sa population.