Génocide à Gaza : malgré l’accord annoncé par Donald Trump avec le Hamas, les bombardements israéliens continuent de pleuvoir sur l’enclave palestinienne

Publié le par FSC

Pierre Barbancey
L'Humanité du 02 août 2026

Donald Trump a annoncé qu’un accord avait été trouvé avec le Hamas pour son désarmement dans le cadre du plan qui prévoit le retrait israélien. Mais Tel-Aviv a répondu en ciblant la bande de Gaza, tuant au moins neuf Palestiniens.

Donald Trump s’est félicité, jeudi 30 juillet, d’une avancée après que le Hamas a accepté de désarmer dans le cadre d’une initiative soutenue par les États-Unis pour mettre en œuvre l’accord de cessez-le-feu conclu l’an dernier en Égypte. Le lendemain, le « Board of Peace » (Conseil de la paix) de Trump – l’instance censée superviser le cessez-le-feu – publiait une feuille de route en 15 points détaillant les dernières étapes de la mise en œuvre de l’accord.


Le Hamas a toutefois fait savoir qu’il ne remettrait ses armes pour qu’elles soient entreposées qu’une fois qu’Israël aurait cessé ses opérations militaires et retiré ses forces, conformément à l’accord conclu l’année dernière. Or un responsable israélien a indiqué qu’aucun retrait des positions militaires actuelles n’aurait lieu tant que le Hamas ne procéderait pas à un « véritable désarmement ».

Gaza : Israël poursuit son offensive et les négociations piétinent


Pour être encore plus clair dans sa réponse, Tel-Aviv a fait donner ses canons. Les frappes aériennes israéliennes sur Gaza se sont poursuivies pour une deuxième journée consécutive dimanche, tuant au moins neuf Palestiniens. Au moins 1 230 Palestiniens ont été tués lors de frappes israéliennes depuis la conclusion d’un cessez-le-feu en octobre.


Le ministre israélien de l’Énergie, Eli Cohen, a déclaré dimanche qu’aucun accord n’avait été conclu pour mettre fin aux attaques sur Gaza et qu’il estimait nécessaire qu’Israël – qui occupe déjà près de 70 % de l’enclave – en prenne le contrôle total. Benyamin Netanyahou ne s’est pas exprimé publiquement sur cette initiative, alors que, deux jours avant son annonce, il se trouvait à la Maison-Blanche…


En revanche, son ministre de la Sécurité nationale, d’extrême droite, Itamar Ben Gvir, l’a jugée inacceptable, affirmant qu’Israël devait continuer à éliminer les dirigeants du Hamas. En coulisses, de nombreuses tractations ont lieu. Mohammed Dahlan, ancien responsable du Fatah, démis de ses fonctions et exilé aux Émirats arabes unis, où il est devenu conseiller du président, a indiqué dans une publication sur Facebook que Jared Kushner – gendre de Trump et conseiller principal impliqué dans l’initiative américaine – lui avait dit qu’il travaillait avec la partie israélienne pour faire cesser les attaques contre Gaza.


Une manière pour ce responsable palestinien de se replacer dans le jeu politique après avoir repris langue avec le Hamas et de se positionner dans la course au remplacement de Mahmoud Abbas.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article