L'eau

Publié le par FSC

Par Roland RICHA
Le 08 septembre 2026

 

Un moyen radical de rendre une région inhabitable est de la priver d'eau. C'est élémentaire: Tout être vivant a besoin impérativement d'eau pour exister. Il en va pour la menthe de votre jardin, pour les chèvres et les moutons de votre bergerie, pour les abricotiers, les cerisiers, les orangers ou les pommiers de votre verger, pour les truites des rivières, pour les nappes phréatiques et les puits qui vont vous permettre de vous hydrater.
Bref, rien ni personne ne peut survivre sans eau.
Dès lors, cette substance devient vitale. Plus, sur le plan militaire, elle devient stratégique.


"Avant la guerre, le système d’Al-Wazzani du sud Liban fournissait au moins 12 000 mètres cubes d’eau par jour, celui de Taybeh desservait quelque 77 800 habitants et le principal puits de Chaqra alimentait plus de 17 000 personnes. En avril 2025, 26 stations de pompage et 28 réseaux de conduites avaient été endommagés dans les gouvernorats du Sud et de Nabatiyé ; quelque 150 000 personnes restaient privées d’eau à domicile, ainsi que plus de 30 villages hors du réseau public.", écrit Ahmad El-Hajj, professeur des universités en sciences de l’eau et de l’environnement, spécialiste en hydrogéologie et en gestion durable des ressources en eau dans un tribune publiée dans Le Monde en date du 07 septembre 2026. (Lien en fin de cette page)


Et le scientifique de conclure, je cite "Avant de réutiliser les terres ou certaines ressources en eau, il faut vérifier l’état des sols et des eaux de surface et souterraines, analyser les sites à risque et assurer un suivi dans les secteurs les plus vulnérables.... Revenir ne signifie pas seulement reconstruire des maisons, mais retrouver une terre habitable, une eau sûre et la possibilité de vivre dignement chez soi. Garantir à ses habitants le droit de rentrer et d’y vivre en sécurité et dans la dignité, dans le respect du droit international, n’est pas une promesse pour l’après-guerre : c’est la condition de tout avenir."


Aujourd’hui, la question n’est donc plus seulement de savoir comment reconstruire ce qui a été détruit, mais si l’environnement qui rend cette vie possible est encore apte à les accueillir.
Cela vaut pour le Liban, mais aussi pour la Palestine. Le criminel est le même !

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